L’on se rend compte qu’il y a autant de pistes de réflexion pour un avenir plus juste et équilibré.
Et si l’on commençait par reconnaître la valeur de ceux qui instruisent nos enfants qui sont les enseignants? Ces derniers, certains parmi eux, sont privés de leurs salaires ou la moitié en février pour avoir exercé leur droit de grève pour réclamer le statut particulier. Les payer leur salaire amputé, ce serait non seulement réparer une injustice, mais aussi envoyer un signal fort : l’éducation n’est pas une faveur, c’est un investissement collectif.
Et si l’on poursuivait en honorant les médecins, ces gardiens de nos vies, qui réclament depuis longtemps des primes promises mais jamais versées ? Dans un pays où l’accès aux soins reste fragile, reconnaître leur engagement par une juste rémunération serait une manière de renforcer la confiance entre citoyens et institutions. Comme cela ne suffit pas, les autorités les menacent en demandant qu’on envoie les noms de ceux qui ne respectent pas la gratuité dans les hôpitaux comme si le problème de la santé au Tchad se résume seulement sur la gratuité alors qu’il n’y a rien à donner d’ailleurs gratuitement aux patients.
Et si l’on pensait aussi aux ménagères, aux familles, aux marchés où la cherté des produits devient insupportable ? Améliorer le panier de la ménagère, c’est alléger le quotidien de millions de foyers. La justice sociale commence souvent par le prix du pain a-t-on coutume de dire.
Pour ne citer que cette liste, et si l’on osait des gestes politiques courageux ? Libérer les prisonniers politiques, notamment Succès Masra, Président du parti les transformateurs et les membres de l’ex GCAP, serait une étape vers la réconciliation nationale.
Ces « Et si… » ne sont pas des lubies. Ce sont des choix possibles, des actes concrets qui pourraient transformer le désespoir qui plane partout chez les tchadiens ces derniers temps en espoir.
Rédaction


