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Moyen-Chari : la percée des filles se confirme aux examens 2026

Moyen-Chari : la percée des filles se confirme aux examens 2026 1

La Secrétaire générale de l’Académie Sud-Est, Line Livorice Neloum, a fait un point de presse consacré au bilan des inscriptions aux examens nationaux de la session de juin 2026 dans la province du Moyen-Chari. Cette rencontre a permis de présenter les statistiques du Baccalauréat et du Brevet de l’Enseignement Fondamental (BEF), tout en mettant en lumière les avancées enregistrées dans la scolarisation des filles et les défis persistants liés à la déscolarisation des garçons.

Selon les chiffres communiqués, la province du Moyen-Chari compte 8 034 candidats inscrits au Baccalauréat, toutes séries confondues. Parmi eux, 3 442 filles, soit 44,84 % de l’effectif total, contre 4 592 garçons, représentant 57,16 % des candidats. L’écart entre les deux sexes est de 1 150 candidats, soit 14,32 % de l’effectif global, en faveur des garçons.

Pour le Brevet de l’enseignement fondamental (BEF), la province enregistre 5 398 candidats. Les statistiques révèlent 2 987 garçons, soit 55,33 % des inscrits, contre 2 411 filles, représentant 44,67 %. L’écart est de 576 candidats, soit 10,67 % de l’effectif total, toujours en faveur des garçons.

Malgré cette différence numérique, Line Livorice Neloum se réjouit de la progression constante des filles dans le système éducatif. « Les filles ont fait beaucoup d’efforts et sont parvenues en grand nombre aux examens », a-t-elle déclaré. Pour la responsable académique, cette évolution positive est le fruit des campagnes de sensibilisation menées depuis plusieurs années en faveur de la scolarisation des jeunes filles.

Elle estime que les messages de promotion de l’éducation des filles ont atteint les communautés à différents niveaux et commencent à produire des résultats encourageants. La Secrétaire générale a exprimé l’espoir de voir cette dynamique se poursuivre dans les années à venir, avec une présence encore plus importante des filles aux différents examens nationaux.

Profitant de cette occasion, elle a lancé un appel aux parents et aux responsables communautaires afin qu’ils continuent à accompagner les jeunes filles dans leur parcours scolaire. Selon elle, les efforts ne doivent pas s’arrêter au niveau du secondaire, mais se poursuivre jusqu’à l’enseignement supérieur afin de garantir une meilleure insertion des femmes dans la vie professionnelle et le développement de la province.

Toutefois, la responsable de l’Académie Sud-Est a également exprimé sa préoccupation face à la baisse notable du nombre de garçons scolarisés, particulièrement dans le département du Lac Iro. Elle attribue cette situation à plusieurs facteurs, dont le départ massif de jeunes vers les sites miniers à la recherche de revenus rapides.

Face à ce phénomène, Line Livorice Neloum plaide pour une mobilisation collective. « Il faudrait qu’il y ait une autre sensibilisation de masse pour que les garçons reprennent le chemin de l’école », a-t-elle souligné, estimant que l’avenir de la province dépend autant de la réussite scolaire des filles que de celle des garçons.

Sur ce bilan, l’Académie Sud-Est met en évidence les progrès réalisés à travers l’accès des filles à l’éducation tout en attirant l’attention sur les défis liés à la rétention des garçons dans le système scolaire, un enjeu majeur pour le développement du Moyen-Chari.

Amadjibeye Prosper