A travers une cérémonie organisée le mercredi 1er juillet 2026 au centre Themacult, la 11e édition du Festival international des arts dramatiques et plastiques pour l’unité et la paix est officiellement lancé. Une édition couplée aux 40 ans de carrière du directeur artistique, Vandare Dorsouma.
Placée sous le thème « Les arts et la culture, outils d’éducation, de développement et la paix », cette 11e édition se tient du 1er au 5 juillet 2026 au Themacult, au quartier Dembé 2.
Pour le directeur artistique du Fiadpup, Vandare Dorsouma, 11e édition pour un festival biennal, c’est plus de 20 ans d’existence. « La première édition en 1999, au lieu de l’an 2000. J’ai envoyé le projet à tous les partenaires, il n’y a eu aucune réponse. Et puis je suis allé vers eux (les aînés du domaine), je dis mais qu’est-ce qui se passe ? Vous, vous organisez vos festivals, moi je veux organiser, personne ne répond. Qu’est-ce qui se passe ? Dites-moi, vous êtes des aînés, donnez-moi le secret. Jean-Pierre Guengare me dit, il m’appelle, il me dit envoie tes dossiers à qui tu veux. Ambroise me dit la même chose. Et c’est comme ça qu’en l’an 2000, grande surprise, les réponses tombent, tout seul », se souvient Vandare Dorsouma. « Pour une fois, toutes les compagnies que j’ai invitées pour une première édition, tous ont eu billet d’avion de l’OIF. J’ai dit, c’est vrai, vous êtes des aînés, des devanciers, vous avez le secret. C’est comme ça que le Fiadpup a vu le jour. Ça veut dire que si on veut apprendre, qu’on va vers les autres, on s’ouvre aux autres, on se met à la disponibilité des autres pour comprendre comment ils font. Être artiste, c’est être modeste », ajoute le directeur artistique du Fiadpup.
Pour ses 40 ans de carrière, Vandare Dorsouma se souvient de ses débuts dans le théâtre. « Comme par amusement, j’étais jeune. Je ne sais pas pourquoi, mais je commençais par m’intéresser au théâtre en étant au collège. J’ai fait le théâtre scolaire au cégep numéro 2, de 82 à 84. J’avais pour formateur et encadreur et metteur en scène Georges Nguessou, qui était un professeur de français. C’est avec lui que j’ai commencé le théâtre au CEG numéro 2. Très vite, deux ans après, j’avais créé une première troupe avec un ami qui n’est plus de ce monde, qui s’appelait Aldjim Carlos. Il est musicien et nous avons créé la troupe théâtrale Les Diables Noirs en 1986. Elle a fonctionné pendant trois ans. Après lui aussi, avec sa musique, nous n’avons pas vu vivre longtemps Les Diables Noirs. Sortant du CEG, pour le lycée, nous nous sommes dit qu’il faut créer une troupe. Nous étions les élèves de Georges Nguessou. C’est comme ça qu’on a créé le théâtre Maoundoh Culture. Un mardi 4 juillet 1989, à Moursal », se rappelle Vandare Dorsouma. « Voilà, nous avons avancé pour l’amour de ce que nous avons opté pour. Certainement, ce n’est pas facile, mais aujourd’hui, en annonçant que pendant cette édition, je me suis rendu compte que ça fait 40 ans que je faisais du théâtre, que je parcourais le chemin du théâtre, que j’ai cherché l’art, et l’art que je continue de chercher, que je n’ai pas tout trouvé encore, et je crois que c’est pourquoi je suis encore là depuis 40 ans. C’est pourquoi je dis, pendant cette édition, il faut que je m’asseye et que je parle avec les autres de ce que je fais, qu’on échange, qu’on discute, qu’on en parle de ces 40 ans. Certainement, tout n’est pas rose, mais pour moi, c’est un plaisir d’avoir choisi un métier que j’appelle le métier le plus noble. Sinon, à 40 ans, je ne serais pas dedans. Si je n’avais pas cru à son rôle, si je n’avais pas cru à son importance, je n’allais pas être dedans », ajoute Dorsouma.
Cette 11e édition du Fiadpup vera la participation des hommes et femmes du théâtre venus du Tchad, du Cameroun, de la RCA, de la RDC, du Bénin, du Togo et de la France. Au programme, des spectacles de théâtre, des contes, des causerie débats, des expositions-ventes etc.



