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Tchad : Signature solennelle du premier code d’éthique et de déontologie des travailleurs sociaux

Tchad : Signature solennelle du premier code d'éthique et de déontologie des travailleurs sociaux 1

Une cérémonie solennelle de déclaration commune et de signature du tout premier code d’éthique et de déontologie des travailleurs sociaux s’est tenue le vendredi 15 mai 2026 à N’Djamena. L’événement a réuni plusieurs éminentes personnalités, dont Kitoko Gata Ngoulou , ministre d’État, ministre de la Femme et de la Petite Enfance, Mbodou Mbami, ministre de la Fonction publique, du Dialogue social et de l’Emploi, ainsi que Luciano Celestini, représentant de l’UNICEF au Tchad.

Le président du Syndicat national des travailleurs de la santé et du social (SYNTASS), Younouss Mahadjir, s’est félicité de cette signature officielle, qualifiant l’événement d’avancée notable pour l’ensemble de la profession. «  Ce document inédit s’impose désormais comme un guide moral quotidien pour transformer la prise en charge des femmes et des enfants en détresse », a-t-il déclaré.

Prenant la parole à sa suite, le représentant de l’UNICEF a souligné le caractère emblématique de ce moment pour son organisation. Luciano Celestini a rappelé que les travailleurs sociaux opèrent dans des conditions particulièrement difficiles pour offrir des miracles aux enfants et leur redonner le sourire.

Le diplomate a conclu son intervention en félicitant le gouvernement tchadien et l’ensemble des partenaires pour l’aboutissement de ce processus de rédaction.

Le ministre de la Fonction publique, du Dialogue social et de l’Emploi a également exprimé sa profonde satisfaction. Mbodou Mbami a remercié les partenaires techniques et financiers, en particulier l’UNICEF, pour leur appui stratégique. « Le travailleur social, étant en contact permanent avec les personnes vulnérables, doit faire preuve d’un sens aigu de l’écoute et d’une stricte impartialité », a-t-il rappelé.

Saluant une démarche participative et inclusive, le ministre a exhorté les professionnels du secteur à faire de ce document un guide quotidien sur le terrain, plutôt qu’un simple outil de référence passif.

Clôturant la cérémonie après l’acte officiel de signature, la ministre d’État, ministre de la Femme et de la Petite Enfance, a martelé que cette journée marquait une étape décisive. Selon  Kitoko Gata Ngoulou , ce texte doit s’imposer comme un référentiel moral vivant, exigeant qualité et neutralité de la part des agents de terrain. « Toute société se mesure par sa façon de traiter les plus fragiles. Les enfants privés de famille et les femmes maltraitées doivent impérativement trouver, auprès des travailleurs sociaux, une oreille attentive et un cœur bon », a-t-elle affirmé.