La première édition du Festival culturel Mayo-Kebbi et Tandjilé (MKT) a été officiellement lancée le jeudi 5 novembre 2026 au Centre Don Bosco de N’Djamena. Initié par l’Association GAMAR, ce rendez-vous culturel de quatre jours entend célébrer les traditions, renforcer les liens entre les communautés et promouvoir le vivre-ensemble.
La cérémonie de lancement s’est déroulée en présence des autorités traditionnelles et administratives. Du 5 au 8 novembre, le festival rassemble les ressortissants des deux provinces, notamment les Moundang, Toupouri, Marba, Moussey, Mesmé, Karo, Lélé, Nandjéré, Kabalaye, Massa, Kéra, Mouroum, Goulaye, Kim et Gabri, entre autres.
Au programme de cette première édition figurent des contes transmis par les aînés, des danses traditionnelles, des chants, des expositions artisanales, des tissages, des poteries, des instruments de musique, des mets traditionnels ainsi que des compétitions de lutte traditionnelle. Les festivaliers auront également l’occasion de découvrir les pratiques culturelles qui accompagnent les différentes étapes de la vie, notamment les mariages et les deuils.
Au-delà des manifestations culturelles, le MKT se veut un cadre de rencontre, de partage et de connaissance mutuelle entre les communautés. L’initiative entend ainsi faire de la diversité culturelle un levier de paix et de cohésion sociale.
Soutta Laurencia, promotrice du festival et présidente du comité d’organisation, prenant laparole à cette occasion, a invité les participants à assumer pleinement leur identité culturelle. « Soyez fiers de vos origines. Votre culture est votre force. N’ayez pas honte de vos langues, de vos traditions. Elles sont votre identité, votre richesse », a-t-elle déclaré.
Elle a également souligné la portée nationale de cette initiative, qui dépasse le cadre des deux provinces concernées. « Le MKT ne s’adresse pas seulement au Mayo-Kebbi et à la Tandjilé. Il s’adresse à tout le Tchad. Parce que la diversité culturelle du Tchad est sa plus grande beauté. Et nous voulons être un exemple de vivre-ensemble, de cohésion et de fraternité pour tout le pays », a-t-elle affirmé. Elle a par ailleurs exprimé le souhait de voir le festival devenir un rendez-vous annuel de référence, ouvert progressivement à d’autres communautés du pays.
Abakar Djimrangar, Représentant les chefs de races des 32 communautés du MKT, a pour sa part, salué l’initiative et appelé à la transmission du patrimoine culturel aux jeunes générations. « Que ce festival soit pour nous, les aînés, le moment de passer le flambeau à nos jeunes. Aux membres du comité d’organisation, vous avez allumé un feu précieux dans le cœur de nos parents. Nous, chefs traditionnels, en tant que garants de nos us et coutumes, nous veillerons à ce que ce feu ne s’éteigne jamais », a-t-il déclaré.
Habib Hamit Dahalab, Représentant le maire du 7ᵉ arrondissement, le premier secrétaire dudit arrondissement, a également réaffirmé le soutien du conseil communal à cette initiative. « Au nom du Conseil communal du 7ᵉ arrondissement, je m’engage à accompagner ce festival afin qu’il grandisse et devienne un rendez-vous annuel incontournable dans notre capitale », a-t-il assuré.
Rahila BIASSOU TIL-NDECKA


