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Éducation : le SET de N’Djaména juge insuffisantes les primes annoncées par le gouvernement

Éducation : le SET de N’Djaména juge insuffisantes les primes annoncées par le gouvernement 1

Le ministère de la Fonction publique, en concertation avec celui de l’Éducation nationale, a annoncé, le 30 août dernier, l’octroi d’une prime mensuelle de 10 000 FCFA aux enseignants relevant du ministère de l’Éducation nationale, à compter de janvier 2027. Cette prime devrait être augmentée de 5 000 FCFA supplémentaires à partir de janvier 2028.

Présentées comme des mesures d’accompagnement face à la cherté de la vie et comme un premier pas vers la revalorisation salariale des enseignants, ces annonces sont toutefois loin de satisfaire la section provinciale du Syndicat des enseignants du Tchad (SET) de N’Djaména.

« Une prime de 10 000 FCFA, puis une augmentation de 5 000 FCFA, est très en deçà de ce que suppose l’application intégrale du décret n°2850 », estime le secrétaire général de la section provinciale du SET de N’Djaména, AbdelKadre Djibia, rencontré le jeudi 3 septembre 2026.

Pour le responsable syndical, l’enjeu ne se limite pas à l’octroi d’une nouvelle prime. Le SET réclame avant tout la signature et l’application du protocole d’accord relatif au décret n°2850, qui prévoit un ensemble d’indemnités et d’allocations au bénéfice des enseignants.

Le décret prévoit notamment des indemnités de logement, de responsabilité, de risques et de craie, ainsi que des allocations liées à la documentation, aux examens, au transport et aux charges familiales. « Nous réclamons la signature du protocole d’accord relatif au décret n°2850. Il ne s’agit pas simplement d’une prime, mais de l’application effective d’un ensemble de mesures prévues en faveur des enseignants », soutient AbdelKadre Djibia.

Pour le syndicat, les mesures annoncées par le gouvernement ne sauraient donc se substituer à un protocole d’accord précis et contraignant.

« Une prime de 10 000 FCFA ne remplace pas un protocole chiffré et contraignant permettant l’application du décret n°2850 », insiste le secrétaire général provincial du SET.

Trois revendications prioritaires

À l’approche de la rentrée scolaire 2026-2027, la section provinciale du SET de N’Djaména met en avant trois revendications prioritaires.

La première concerne le paiement du demi-salaire retenu en février 2026, à la suite de la grève des enseignants. La deuxième porte sur la signature du protocole d’accord relatif au décret n°2850. Enfin, le syndicat demande la levée du moratoire sur les autorisations d’études accordées aux enseignants.

Pour la section provinciale du SET de N’Djamena , la prise en compte de ces revendications est essentielle pour permettre une rentrée scolaire apaisée. « Nous attendons des réponses concrètes sur ces trois points prioritaires », affirme AbdelKadre Djibia, appelant les autorités à prendre en considération les préoccupations des enseignants.

À quelques jours de la rentrée, le syndicat reste ferme sur ses revendications. Selon son secrétaire général, l’absence de réponses satisfaisantes pourrait peser sur la reprise des cours. « La rentrée 2026-2027 s’annonce problématique, voire hypothétique », prévient AbdelKadre Djibia.

                                         Mekila Alain