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L’ISJCT, une école pour former les journalistes, est officiellement ouverte

L’ISJCT, une école pour former les journalistes, est officiellement ouverte 1

Le ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation, Dr Sitack Yombatina Béni a procédé ce samedi 3 octobre 2026 à l’ouverture officiel de l’Institut supérieur du journalisme et de la communication du Tchad. Une première école professionnelle dédiée aux métiers du journalisme et de la communication au Tchad. C’est une initiative de l’OngMedev.

Dans son mot de bienvenue, le maire de la ville de N’Djamena estime que jusqu’à aujourd’hui, le Tchad avait ses journalistes, il avait ses communicants, il comptait déjà de véritables professionnels des médias.« Mais il lui manquait encore une maison entièrement consacrée à leur formation. Aujourd’hui, cette page se tourne. Car nous sommes réunis pour inaugurer le tout premier Institut Supérieur de Journalisme et de Communication du Tchad. Et derrière cette inauguration, une question mérite d’être posée : quels professionnels voulons-nous former pour raconter le Tchad de demain ? Des professionnels qui maîtrisent les outils, certainement. Mais surtout, des professionnels qui maîtrisent la responsabilité qui vient avec ces outils.Des professionnels qui cherchent avant de publier, qui comprennent avant de commenter, qui vérifient avant de diffuser, et qui contextualisent avant de juger. Des professionnels qui savent que la vitesse de l’information ne doit jamais prendre le pas sur la vérité de l’information. C’est en cela que l’ouverture de l’ISJCT dépasse largement le simple cadre d’un nouvel établissement d’enseignement supérieur », estime l’édile de N’Djamena Senoussi Hassana Abdoulaye pour qui, N’Djamena est un laboratoire à ciel ouvert. « Ses quartiers, ses marchés, ses écoles, sa jeunesse, ses initiatives citoyennes, ses transformations urbaines, ses défis comme ses réussites constituent une matière considérable pour apprendre, observer, expérimenter et raconter ». Il appelle les tout nouveaux étudiants à : « Racontez ses quartiers sans les caricaturer. Racontez sa jeunesse sans la réduire à ses difficultés. Racontez ses transformations sans oublier celles et ceux qui les vivent. Et surtout, racontez avec rigueur, avec éthique, avec courage et avec curiosité. Car parmi vous se trouvent peut-être celles et ceux qui, demain, raconteront les grandes transformations de notre pays. Celles et ceux dont les voix, les images et les écrits contribueront à construire la mémoire de notre époque. Et lorsque ce jour viendra, nous pourrons nous souvenir que tout avait commencé ici, à N’Djamena », ajoute Senoussi HassanaAbdoulaye qui annonce un partenariat avec l’Isjct. « Un partenariat qui permettra d’accueillir les étudiants au sein de nos services pour leurs stages et leur immersion professionnelle ; de contribuer au renforcement des compétences de nos agents dans le domaine de la communication publique ; mais aussi de produire, avec l’Institut, des émissions, des reportages et des contenus consacrés à la vie municipale et aux réalités de nos quartiers », annonce-t-il.

Pour le PCA de l’Ong Medev, Mamadou Djimtebaye, il y a deux ans, l’Institut supérieur de journalisme et de communication du Tchad n’était encore qu’une idée. « Aujourd’hui, cette idée est devenue une réalité. Nous sommes réunis, dans les locaux mêmes de l’Institut, pour procéder à son inauguration officielle. L’Isjct est né d’un constat simple : les médias tchadiens se développent rapidement, les métiers évoluent, le numérique et l’intelligence artificielle transforment nos pratiques, mais les besoins en formation demeurent considérables. Nous avons voulu apporter notre contribution à cette évolution en créant une école résolument tournée vers la pratique, le numérique et l’innovation. Une école où les étudiants apprendront àproduire, à vérifier, à filmer, à monter, à écrire et à comprendre les responsabilités qui accompagnent le métier de journalisme », informe Mamadou Djimtebaye. Selon lui, l’Isjct est une école moderne, mais qui n’oublie pas d’où elle vient. « Nous voulons que nos étudiants bénéficient de l’expérience de ces aînés, de leur connaissance du terrain, de leurs réussites comme des difficultés qu’ils ont traversées. Car les technologies changent, mais les fondamentaux du journalisme, eux, demeurent : la rigueur, la vérification, l’éthique et la responsabilité », ajoute-t-il.

Mamadou Djimtebaye informe que la première promotion comptera 40 étudiants, répartis à parts égales entre les deux filières en Licence Journalisme Reporter d’Image et en Licence Communication d’Entreprise et Attaché de presse. « Nous préférons avancer progressivement, consolider la qualité de l’enseignement et grandir sur des bases solides. Nous lancerons également nos premiers certificats professionnels, destinés aux journalistes et communicants en activité.Notre ambition, à terme, est de faire de l’ISJCT un pôle régional d’excellence pour la formation aux métiers du journalisme et de la communication, ouvert aux étudiants du Sahel et de l’espace CEMAC. Pour cela, nous devons aller plus loin : construire notre propre campus, accueillir davantage d’étudiants, développer des filières spécialisées, des masters et, progressivement, des formations de plus haut niveau ».

Le ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation, Dr Sitack Yombatina Béniencourage l’Isjct à s’aligner durablement dans le système LMD tout en formant les journalistes et les attachés de presse dans l’éthique et la déontologie de ces métiers.

L’Institut supérieur du journalisme et de la communication du Tchad se fixe comme mission de « former des professionnels des médias et de la communication capables de répondre aux défis actuels de l’information, de la démocratie et du développement, en s’appuyant sur des standards internationaux et une pédagogie résolument pratique ». Cette école se repose sur les valeurs comme : rigueur, engagement, praticité, ouverture, inclusivité.