Ce vendredi 6 novembre 2026 plus de 150 travailleurs des sous-traitants, CETEC et COFPP ont entamé un mouvement de grève. Ils revendiquent leur prise en compte dans la Convention Collective-Type de Branche du secteur pétrolier, rendue obligatoire par l’arrêté conjoint n°013/PR/PM/MPMG/MFPCS/IG/2024 du 25 novembre 2024.
Les grévistes revendiquent principalement « la requalification des contrats de travail (Cdd à renouvellement tacite abusif) en Cdi auprès de la Cnpcic ; application intégrale de la Convention Collective-Type de Branche (rejet du taux dérisoire de 15% proposé) ; la régularisation des prélèvements et déclarations CNPS/ONAPE, suppression des paiements en cash (CETEC) et via BHT sans bulletins (COFPP) ». Ils dénoncent également la précarité, notamment le manque de prise en charge médicale et des discriminations salariales par rapport aux employés directs de la CNPCIC.
Selon les délégués du personnel, la convention collective type branche applicable au secteur pétrolier a été approuvée et rendue obligatoire pour l’ensemble des sociétés pétrolières et leurs sous-traitants opérant sur le territoire national en vue de l’amélioration des conditions de travail dans le secteur. « Et ce qui se passe, c’est que lorsque nous étions entrés en discussion avec nos maisons de placement, ils nous ont réaffirmé officiellement qu’ils ne pouvaient pas appliquer cette convention parce que la Cnpcic qui est la société utilisatrice ne leur a proposé que 15% de revalorisation salariale. Et c’est pour cette raison que nous sommes entrés en grève pour exiger l’application intégrale et sans condition de cette convention qui a été élaborée par les autorités tchadiennes », justifient-ils. « Nous ne sommes pas déclarés au niveau de la Cnps, nous n’avons pas de couverture sanitaire, nous n’avons pas de prise en charge scolaire pour nos enfants et nous ne bénéficions pas de primes alors que de l’autre côté, ils sont en possession de tous ces avantages », ajoutent les délégués du personnel


