Culture

Fête de la musique : « la nouvelle génération doit protéger l’authenticité de la musique tchadienne », Roїngar Djindo Danta

Fête de la musique : « la nouvelle génération doit protéger l’authenticité de la musique tchadienne », Roїngar Djindo Danta 1

A l’occasion de la célébration de la fête de la musique 2026, plusieurs artistes sarhois ont exprimé l’importance de préserver le patrimoine musical tchadien, tout en embrassant la modernité. Roїngar Djindo Danta connu sous le nom de « Perle noire », figure emblématique musique les années 1960 à Fort-Archambault (actuelle Sarh), ancien membre de l’orchestre « Mangué Star » du lycée Ahmed Mangué, a insisté sur la nécessité pour les jeunes musicien de garder vivante l’authenticité de la musique tchadienne.

Dans un entretien accordé au journal Le Pays, Roїngar Djindo Danta a mis en garde contre le risque que l’intelligence artificielle fasse oubliez les racines culturelles. Il encourage les jeunes à incorporer davantage les instruments locaux traditionnels tels que le Koundou (balafon), le tambour, la cithare, les sifflets et autres sonorités ancestrales dans leurs compositions. Pour lui, « la musique universelle se construit d’abord à partir de notre culture », soulignant que la valorisation de ces instruments est une source essentielle d’inspiration et d’authenticité. Perle noire profite de cette occasion pour rendre un vibrant hommage à ses collaborateurs qui ne sont plus de ce monde à savoir Nguemta Florent, Goum Philippe et Souleymane Kindja.

Le journal a également recueilli les témoignages des jeunes artistes notamment le Rappeur Big Tony et Darkam. Ces derniers ont appelé la nouvelle génération à se rapprocher de leurs aînés pour bénéficier de leur expérience. Ils estiment que le développement musical dans la province du Moyen-Chari dépend fortement du transfert de savoir entre générations. Big Tony et Dakam insistent aussi sur la nécessité pour les jeunes musiciens d’acquérir des compétences techniques solides, notamment la lecture des notes sur la portée et la maitrise d’au moins un instrument. Selon eux, dans un contexte artistique de plus en plus compétitif, le seul talent ne suffit plus. Ils invitent la jeunesse à orienter leurs ambitions vers une carrière professionnelle structurée autour de la formation, de discipline et du travail.

La fête de la musique 2026 à Sarh, marquée par un concert en live au terrain municipal avec les jeunes artistes de la ville verte, constitue un moment fort de réflexion sur l’avenir de musique locale. Tradition et moderne sont ainsi appelées à fusionner pour offrir un éclat nouveau aux talents de la province du Moyen-Chari.

Amadjibeye Prosper