Dans un communiqué publié ce mercredi, le Conseil National de la Résistance pour la Démocratie (CNRD) a condamné avec la « plus grande fermeté » les attaques meurtrières survenues dans la nuit du 25 au 26 avril près de Guéréda, dans l’Est du Tchad.
Selon le CNRD, des « assaillants lourdement armés » ont pris pour cible les populations civiles du village d’IGOD, laissant derrière eux un bilan provisoire de plusieurs dizaines de morts et de nombreuses habitations incendiées. Pour le mouvement d’opposition, ces violences illustrent une « faillite grave et persistante » des autorités tchadiennes. Le texte pointe explicitement du doigt la « passivité » et la « complaisance » des forces de sécurité locales qui, selon l’organisation, n’auraient mis en place aucun dispositif pour prévenir la tragédie.
Le CNRD va plus loin en accusant le pouvoir central d’entretenir les conflits intercommunautaires. Ces tensions seraient, selon le communiqué, « instrumentalisées par les autorités dans le but de maintenir les populations dans la peur » afin d’assurer la pérennité du régime.
Face à cette situation, le Conseil National de la Résistance pour la Démocratie exige l’ouverture immédiate d’une enquête pour que les responsables soient traduits en justice, tout en dénonçant la lenteur administrative dans la gestion des crises sécuritaires à travers le pays.
Le mouvement lance un appel solennel à l’unité nationale, exhortant les Tchadiens à ne pas céder aux « manœuvres de division ».


