À travers un communiqué publié le 28 août, le Syndicat national des enseignants-chercheurs du supérieur (SYNECS) conteste la validité de titres et grades académiques délivrés par le CAFAG-Mali à des personnes récemment reçues « à un haut niveau de la République ». Le syndicat, qui met en cause la reconnaissance de cette structure, envisage d’engager des actions légales contre les personnes concernées.
Le SYNECS affirme avoir appris, à travers les réseaux sociaux, que des détenteurs de titres délivrés par le CAFAG-Mali avaient été reçus « à un haut niveau de la République ».
Selon le syndicat, le CAFAG-Mali ne serait pas reconnu par le ministère malien de l’Enseignement supérieur et ne remplirait donc pas les conditions nécessaires pour obtenir une reconnaissance au Tchad.
Le SYNECS rappelle que, conformément aux textes en vigueur, seuls le Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (CAMES) et le Conseil supérieur des universités égyptiennes (CUE) sont reconnus comme systèmes de promotion académique des enseignants-chercheurs et chercheurs.
Estimant que les titres et grades en question ne relèvent d’aucune de ces deux instances, le syndicat se réserve le droit d’engager des actions légales contre les personnes concernées et appelle ses militants à rester vigilants afin de défendre « la qualité et l’intégrité du système éducatif et universitaire tchadien ».


