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N’Djaména : les commerçants contestent la hausse des droits de place dans les marchés

N’Djaména : les commerçants contestent la hausse des droits de place dans les marchés 1

Lors d’un point de presse animé ce mercredi 20 mai à la Chambre de Commerce, d’Industrie, des Mines et de l’Artisanat (CCIAMA), les commerçants des différents marchés de N’Djamena ont exprimé leur  mécontentement  face à la nouvelle grille tarifaire des droits de place . Par la voix de leur coordinateur, Annour Adam Seroby, ils jugent cette hausse « brutale » et «  insoutenable ».

La mesure, prise par arrêté du maire Senoussi Hassana Abdoulaye, fait grimper le tarif d’un espace de 9 m² sur la voie principale de 10 800 F CFA à 45 000 F CFA. Sur les voies secondaires, le montant passe à 22 500 F CFA.

Pour le coordinateur Annour Adam Seroby, cette augmentation fragilise l’activité économique locale.  « Nous sommes abattus », confie-t-il.

Le représentant des commerçants rappelle pourtant que des démarches avaient été entreprises auprès de la municipalité. « À l’issue d’une audience, il nous avait été demandé de formuler des propositions à la mairie, ce qui a été fait », informe-t-Il. Mais « la mairie n’en a pas tenu compte et a imposé unilatéralement les nouveaux tarifs », déplore le Coordinateur.

Face à cette impasse, les commerçants en appellent désormais à l’intervention du vice-Premier ministre chargé de l’Administration du territoire, ainsi qu’à celle du président de la République, Mahamat Idriss Déby Itno. Ils réclament « une solution concertée qui allège la charge des commerçants, dans l’intérêt de l’ensemble des Tchadiens ».

Pour rappel, cette nouvelle réglementation cible plusieurs marchés de la capitale, notamment le marché à mil, le marché Al-Afia, le marché du Cinquantenaire (dit « marché de Dembé »), ainsi que les marchés de bétail.

Mekila Alain