Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a affirmé , samedi 17 octobre 2026, qu’il quitterait le pouvoir à la fin de son mandat en 2030. Il exclut toute modification de la Constitution visant à prolonger sa présidence, alors que certains de ses soutiens réclament un quatrième mandat.
« L’année 2030 marquera la fin de mon mandat présidentiel. Cette question est définitivement réglée », a déclaré le chef de l’État lors d’une cérémonie de remise de diplômes à l’Académie militaire égyptienne. Il a assuré que la Constitution ne serait pas modifiée pour repousser cette échéance.
Au pouvoir depuis 2014, Abdel Fattah al-Sissi, âgé de 71 ans, a été réélu en décembre 2023 pour un mandat de six ans. Les révisions constitutionnelles approuvées par référendum en 2019 ont porté la durée du mandat présidentiel de quatre à six ans et lui ont permis de briguer un troisième mandat, ouvrant la voie à son maintien au pouvoir jusqu’en 2030.
Au-delà de cette date, une nouvelle révision constitutionnelle serait nécessaire pour lui permettre de se représenter.
Un programme pour préparer la relève
Au cours de la même cérémonie, le président a annoncé un programme de formation de 30 mois destiné à préparer une nouvelle génération de responsables publics. Organisé par l’Académie militaire, ce dispositif ciblera notamment des titulaires de doctorat issus d’universités égyptiennes et étrangères.
Selon Abdel Fattah al-Sissi, les participants pourront se préparer à exercer des responsabilités au sein de la présidence, des ministères, des gouvernorats et du Parlement. Une commission supervisée par le président de la Chambre des représentants sera chargée de définir les critères de sélection et de préparer le cadre législatif du programme.
La succession reste toutefois ouverte. Le chef de l’État n’a désigné aucun successeur et n’a pas précisé les modalités d’accès aux fonctions publiques pour les personnes formées dans le cadre de ce programme.
E.K


