À l’occasion de la Journée internationale des victimes de disparitions forcées le dimanche 30 août, Reporters sans frontières (RSF) a alerté a sur les disparitions forcées frappant les professionnels de l’information.
Selon RSF, 137 journalistes sont actuellement portés disparus à travers le monde. Parmi eux, au moins 46 auraient été victimes de disparitions forcées entre 2010 et 2020, contre déjà 60 recensées entre 2020 et 2026. Sur les deux dernières décennies, plus d’une centaine de professionnels des médias auraient ainsi été victimes de ce type de disparition.
L’ONG met en cause la responsabilité des États, qu’ils soient directement impliqués dans ces disparitions ou accusés de laisser agir les responsables de ces enlèvements.
Des cas recensés dans plusieurs pays
Au Burkina Faso, au moins deux journalistes sont toujours considérés comme victimes de disparitions forcées. Au Pakistan, neuf journalistes avaient disparu en l’espace de quelques mois en 2017. RSF estime qu’au moins 20 journalistes ont été victimes de disparitions forcées dans le pays entre 2017 et 2024. Tous ont depuis été retrouvés.
La Russie est également mise en cause par l’organisation, notamment dans le contexte de la guerre en Ukraine. Depuis le début de l’invasion russe à grande échelle en 2022, au moins trois journalistes ont été victimes de disparitions forcées avant de réapparaître dans des prisons russes. En août 2026, 27 journalistes ukrainiens seraient toujours détenus illégalement par la Russie, selon RSF.
Au Mexique, au moins six journalistes victimes de disparitions forcées restent, eux, introuvables. RSF recense huit cas au cours des 26 dernières années, dont seulement deux se sont soldés par la découverte des journalistes concernés.
L’organisation rappelle également que dans l’État de Veracruz, au moins 31 journalistes ont été assassinés depuis 2006.
RSF indique par ailleurs enquêter sur la disparition récente d’Iván Michel Atilano, animateur de Radio Evolución 98.5 FM. Il a été vu pour la dernière fois le 18 août 2026 à Huautla de Jiménez, dans l’État d’Oaxaca, au Mexique.
Kedaï Édith


