De son nom d’état civil Martin KOUMTAMADJI, cet opposant et fondateur du parti front pour la démocratie du peuple centrafricain, croupit depuis près de sept ans à la maison d’arrêt de Klessoum, à N’Djamena, sans procès.
La dernière audience, inscrite au rôle général de la chambre criminelle en mai 2026 a été déprogrammée, laissant le dossier bloqué. L’état de santé du général inquiète son conseil et sa famille, confirme son conseil Me Benjamin Mamgodjibaye, qui tire la sonnette d’alarme.
Selon le document consulté, Abdoulaye Miskine et ses compagnons sont poursuivis pour association de malfaiteurs, participation à des mouvements insurrectionnels, enlèvement, séquestration, sévices graves, viol et extorsion de biens. Les faits reprochés se seraient déroulés à Tissi, localité frontière entre le Tchad et la RCA. Arrêté en novembre 2019 à N’Djamena, il reste détenu malgré les appels répétés de ses avocats et de ses proches.
Me Benjamin MAMGODJIBAYE d’indiquer que le général âgé d’une soixantaine souffre des maux de rein, de vision et bien d’autres maladies : « Nous sommes en présence d’une affaire qui n’est pas juridique pas politique mais une élimination physique programmée. Vous reprochez quelqu’un d’avoir commis des infractions mais vous ne le jugez pas, il est malade vous ne le soignez. A ce niveau son cas est particulier et singulier et ce n’est pas régis par un texte….Le dernier épisode, le procureur général a programmé le dossier mais les appels fusent de partout pour que ce rôle soit enlevé du tableau. Ce que nous voulons, nous voulons qu’il soit jugé » insiste le conseil.
Du côté des autorités judiciaires, qui indiquent attendre des compléments d’informations, l’intention est de reprendre l’audience une fois le dossier complet.



