Politique

« On n’obtient pas la paix si on ne l’espère pas » : Mahamat Allamine Bourma Treye

« On n’obtient pas la paix si on ne l’espère pas » : Mahamat Allamine Bourma Treye 1

Le chargé de communication du Comité technique spécial relatif à la participation des politico-militaires au dialogue national inclusif a annoncé au cours d’un point de presse que les consultations avec les responsables des mouvements armés doivent se dérouler le 27 février prochain. Il s’est réjoui de l’avancée des pourparlers et invite ceux qui hésitent à saisir cette occasion de signer un nouveau pacte social profitable à tous les Tchadiens.

Après l’annonce du Premier ministre de transition Pahimi Padacké Albert sur le report du dialogue national inclusif et sur la date du pré-dialogue avec les politico-militaires prévu au 27 février à Doha, le chargé de communication du Cst Mahamat Allamine Bourma Treye a informé que des instructions sont données pour délivrer des documents de voyage aux politico-militaires qui n’en disposent pas pour leur faciliter leur déplacement. « Par ces actes, le Président du Conseil Militaire démontre sa bonne volonté et répond à la sollicitation de ses frères politico-militaires. Pour le pré-dialogue avec les responsables des mouvements armés, il a été convenu de se retrouver dans un pays frère qui devrait accepter d’abriter nos assises », précise-t-il.

Le chargé de communication du Cst assure que de la tenue de ce pré-dialogue avec les politico-militaires découle celle du Dialogue National Inclusif et Souverain qui se tiendra le 10 mai 2022 à N’Djamena.

« Les grandes crises du monde ont été éteintes grâce au dialogue entre les différents protagonistes. Les Tchadiens ont cette capacité et cette intelligence de se retrouver pour enterrer la hache de guerre et construire sur de piliers solides l’avenir de notre pays. Le Dialogue National Inclusif et Souverain est pour nous tous la voie idoine pour que cesse la guerre et son corollaire des destructions et des ruines », ajoute-t-il.

Mahamat Allamine Bourma Treye estime que les Tchadiens ont l’obligation d’emprunter le même chemin du dialogue, de la réconciliation et de la paix pour consolider l’unité afin de s’inscrire en tant que peuple sur le chemin de la coexistence pacifique. « Nous avons la conviction que le chemin de la paix ou de sa recherche, exige la patience, la confiance et l’espérance. On n’obtient pas la paix si on ne l’espère pas. Le moment est donc venu pour nous d’écrire une nouvelle page de notre histoire tumultueuse », complète-t-il.

Neloum Rebecca, stagiaire