La première édition du Forum africain sur les statistiques de genre et de l’enfant (AGCSF 2026) s’est ouverte le 6 juillet à Yaoundé, au Cameroun. Elle réunit les instituts nationaux de statistique, des organisations régionales, des agences des Nations unies et des partenaires au développement pour renforcer les systèmes statistiques africains au service des droits des femmes, des filles et des enfants.
Organisé par la Banque africaine de développement (BAD), la Commission de l’Union africaine (CUA), la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (CEA), ONU Femmes et l’UNICEF, en partenariat avec l’Institut national de la statistique du Cameroun, le forum est placé sous le thème : « Des statistiques qui comptent : faire progresser les droits, la justice et les opportunités pour tous ».
À cette occasion, les organisateurs ont rappelé les conclusions de l’Indice africain de l’égalité de genre 2023. Selon ce rapport de la BAD, les femmes n’ont accès qu’à 50 % des droits et des opportunités socio-économiques dont bénéficient les hommes. Malgré une légère amélioration par rapport à 2019, elles restent fortement sous-représentées dans les sphères de décision et continuent de faire face à un accès limité aux ressources agricoles, notamment à la terre et à l’irrigation. Ces inégalités tendent à s’accentuer en période de crise.
Jusqu’au 10 juillet, les participants examineront des mesures concrètes visant à renforcer la production et l’utilisation des statistiques sur le genre et l’enfance en Afrique. Les échanges porteront sur le partage d’expériences, les innovations et les bonnes pratiques afin d’améliorer l’élaboration de politiques publiques fondées sur des données probantes, tout en renforçant la redevabilité, l’inclusion et l’accès à la justice.
Le forum servira également de cadre de préparation de l’Indice africain de l’égalité de genre (AGI) 2027, un outil développé conjointement par la BAD et la CEA pour mesurer les progrès réalisés en matière d’égalité de genre en Afrique et orienter les politiques publiques sur la base de données fiables. Les discussions porteront notamment sur l’élargissement de sa méthodologie et sur les prochaines phases pilotes de collecte des données.


