Le Consortium, ministère de la Communication, l’Union des journalistes tchadien, Unicef et les médias, a organisé ce 12 mai 2026 à la maison de la presse, un café de presse relatif à la situation de la lutte contre la poliomyélite au Tchad. Ce café de presse s’est déroulé sous le thème « Comment en finir avec la polio au Tchad : enjeux, défis et perspectives…. Perception des communautés, rôle et implications de la femme pour vaincre les dernières poches de résistance ».
Le café de presse a permis aux journalistes d’avoir une idée sur le niveau d’évolution de la lutte contre la poliomyélite au Tchad. D’après Djendorom Mbaininga, rapporteur général de la Maison de presse du Tchad, un enfant paralysé aujourd’hui est un adulte improductif demain. D’après lui, l’enjeu est clair. « Certifier le Tchad comme pays exempt de poliomyélite d’ici 2027 comme l’exige l’OMS, pour protéger nos enfants et ouvrir la voie à d’autres victoire sanitaire, comme contre le paludisme et la rougeole ».
La situation de la lutte contre la poliomyélite au Tchad, mentionne que de janvier 2022 à avril 2026, le pays a enregistré 171 cas de poliomyélite de type 2 et 5 cas de type 3 en 2025 ; le pays a conduit 17 campagnes de ripostes dont 14 JNV, 2 JLV contre le CVDPV2 et contre le CVDPV3. Dr Laldjimbaye Koulandoh, représentant du ministère de la Santé publique et de la prévention, a quant à lui, trouvé que la fin de la poliomyélite au Tchad n’est pas pour demain. « Malgré les AVS menées, depuis 2022, le virus polio de type 2 circule toujours. Cette situation montre que, les AVS et la vaccination de routine sont sous optimales et n’arrive pas a interrompre la circulation de poliovirus de type 2 et type 3 », a laissé entendre Dr Laldjimbaye Koulandoh.
Pour Antoine Marie Cyrille Ziao, immunisation manager UNICEF Tchad, la meilleure façon de protéger sa population, c’est la vaccination qui est une intervention efficace qui a fait sa preuve. C’est pour cela son institution s’est engagée auprès du gouvernement pour l’obtention des vaccins. Pour arriver a bout de la poliomyélite, le consortium entend renforcer la communication à travers des messages adaptés aux réalités locales et langues nationales.



