La vidéo authentique est un discours à la nation de Vladimir Poutine le 21 novembre 2024.

Cette vidéo sur TikTok, prétendant montrer le président russe Vladimir Poutine annonçant des plans d’envoyer des avions de combat supersoniques au Sahel, est MANIPULÉE.

Daté du 2 août 2026, le post montre, de bas en haut, le président russe échangeant une poignée de main avec le capitaine Ibrahim Traoré du Burkina Faso. Derrière les deux personnalités, l’on voit un chasseur en plein vol, ainsi qu’une immense végétation. Un encadré plus haut montre le président russe, qui affirme ceci : « Je compte envoyer des chasseurs supersoniques au Sahel. Après plusieurs mois de réflexion, j’ai vu que ces avions de chasse de 6e génération peuvent aider les frères africains à mener des opérations en profondeur ».
PesaCheck a vérifié la vidéo et l’a trouvée manipulée.
Une recherche d’images inversée sur Yandex a mis en évidence cet article, publié le 21 novembre 2024, intitulé : « Discours intégral de Poutine suite à l’utilisation de missiles occidentaux à longue portée sur le territoire russe ». Dans ce discours télévisé, il a confirmé l’emploi d’un missile balistique hypersonique de moyenne portée sans charge nucléaire, qui a été utilisé pour bombarder la ville de Dnipro en Ukraine. Poutine a affirmé que le tir du missile Orechnik sur l’Ukraine est une réponse à l’agression de l’OTAN.
Les captures d’écran de la publication en cours de vérification correspondent aux images de la vidéo authentique, comme indiqué ci-dessous.
Capture d’écran du post vérifié vs Capture d’écran de la vidéo originale
Une analyse de l’audio du post vérifié avec Humantext.pro a révélé qu’il a été généré à 100 pour cent par l’intelligence artificielle, comme le montre la capture d’écran ci-dessous.

Une recherche Google avec les mots-clés : « Poutine compte envoyer des chasseurs supersoniques au Sahel » n’a pas été concluante.
PesaCheck a analysé une vidéo sur TikTok prétendant montrer le président russe Vladimir Poutine annonçant des plans d’envoyer des avions de combat supersoniques au Sahel et l’a trouvée MANIPULÉE.
Cette publication fait partie d’une série continue de vérifications des faits par PesaCheck, examinant du contenu marqué comme une désinformation potentielle sur Facebook et d’autres plateformes de médias sociaux.
En établissant un partenariat avec Facebook et des plateformes de médias sociaux similaires, les organisations tierces de vérification des faits comme PesaCheck aident à faire le tri entre les faits et la fiction. Nous faisons ceci en donnant au public, un aperçu plus profond et un contexte aux publications qu’il voit dans ses flux de médias sociaux.
Avez-vous repéré ce que vous pensez être une fausse information sur Facebook ? Voici comment vous pouvez le signaler. Et voici plus d’informations sur la méthodologie de PesaCheck pour vérifier les contenus douteux.

Cette vérification de faits a été rédigée par le fact-checker Françoise Dembélé et éditée par Josaphat Finogbé, éditeur d’articles à PesaCheck. Cet article a été approuvé pour publication par la rédactrice en chef à PesaCheck, Doreen Wainainah.

PesaCheck est la première initiative de vérification des faits des finances publiques en Afrique. Il a été cofondé par Catherine Gicheru et Justin Arenstein et est incubé par le plus grand accélérateur de technologies civiques et de journalisme de données du continent: Code for Africa. Il vise à aider le public à séparer la réalité de la fiction dans les déclarations publiques sur les chiffres qui façonnent notre monde, avec un accent particulier sur les déclarations sur les finances publiques qui façonnent la prestation par le gouvernement des services publics liés aux objectifs de développement durable (ODD), tels que les soins de santé, le développement rural et l’accès à l’eau / à l’assainissement. PesaCheck teste également l’exactitude des reportages médiatiques. Pour en savoir plus sur le projet, visitez pesacheck.org.
PesaCheck est une initiative conjointe de Code for Africa, à travers son fonds InnovateAFRICA, avec un soutien de la Deutsche Welle Akademie, en partenariat avec une coalition de médias locaux africains et d’autres organisations civiques de surveillance.
