« Le réseau ne marche pas, j’ai envie de jeter mon téléphone ! Depuis quelque temps, je n’arrive ni à appeler, ni à envoyer un message, encore moins à naviguer. Je suis fatigué de redémarrer». Voilà ce que l’on entend de plus en plus souvent dans les conversations quotidiennes des abonnés. Les consommateurs, désemparés, ne savent plus à quel saint se vouer.
Chaque jour, les plaintes s’accumulent contre la qualité défaillante des services des opérateurs de téléphonie mobile. Pourtant, les abonnés dépensent des sommes considérables pour accéder à ces services, mais en retour, c’est la déception totale.
Les tarifs sont élevés, les promotions souvent mensongères et les clients n’en tirent aucun bénéfice réel. Comparativement aux pays voisins où les opérateurs parviennent à offrir des services plus fiables et accessibles, la situation au Tchad ressemble à une arnaque institutionnalisée. A cela s’ajoutent les pratiques douteuses de certains opérateurs qui «volent» crédits et mobile money aux populations.
Malgré les menaces des autorités tchadiennes à l’égard des responsables de ces entreprises, rien ne change. Les associations de défense des consommateurs, elles, se disent limitées et incapables d’agir efficacement, parfois freinées par des lobbies puissants. Résultat : les abonnés n’ont que leurs yeux pour pleurer et continuent de subir une galère dont personne ne sait quand elle prendra fin.
Tant que le duopole sera maintenu, tant que le gouvernement n’aura pas la main lourde et reste intraitable en de sanctions, tant que l’environnement des affaires ne sera pas débarrassé de la corruption, les Tchadiens n’auront que leurs yeux pour pleurer.
Rédaction



