Le Pape Léon XIV a poursuivi sa visite à Bamenda au Cameroun ce jeudi. Et par ce thème (tiré de Jean 14,27) : « Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix » que le Pape Léon XIV a consacré sa quatrième journée en Afrique précisément à Bamenda au cœur d’une région anglophone profondément marquée par des années de crise. Une journée intense, où sa première mission fut d’écouter peut-on lire sur la page Facebook de la conférence épiscopale du Tchad (CET).
Avant de délivrer son message, le Saint-Père a pris le temps d’entendre les voix de la communauté dans toute sa diversité. Selon l’archevêque métropolitain de Bamenda, Mgr Andrew Nkea, qui a ouvert la rencontre, les témoignages, souvent bouleversants, ont dressé le tableau d’une région meurtrie : assassinats, enlèvements, incendies d’écoles et d’hôpitaux, déplacements de populations, fermeture des établissements scolaires, vies brisées et traumatismes encore récents. À chaque intervention, le Pape a répondu par un geste simple mais fort – une poignée de main, un regard, un mot, un présent – autant de signes concrets de proximité et de consolation « Dieu n’a jamais abandonné son peuple », a-t-il affirmé, rappelant que « dans Dieu, dans sa paix, nous pouvons toujours recommencer ».
Pour le Souverain Pontife, « la paix n’est pas quelque chose que nous devons inventer : c’est quelque chose que nous devons accueillir en acceptant notre prochain comme un frère et une sœur ».
Dans l’après-midi, le Saint-Père a présidé la messe à l’aéroport international de Bamenda. Devant une foule estimée entre 30 000 et 40 000 personnes, il a exhorté les fidèles à ne pas céder au découragement face aux épreuves, affirmant que « le moment est venu […] de restaurer la mosaïque de l’unité » pour construire une société fondée sur la paix et la réconciliation.
Evoquant les défis du pays – pauvreté, corruption, violences, migrations –, il a rappelé avec force que « Dieu est nouveauté » et qu’il rend les croyants « capables d’affronter le mal et de construire le bien ». Enfin, il a souligné que la véritable liberté naît de la fidélité à Dieu : « nous devons obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes », condition essentielle pour devenir artisans de paix et de fraternité.
A Bamenda, entre larmes et espérance, le Pape Léon XIV a laissé bien plus qu’un message : une invitation à croire encore en la paix, et à la construire ensemble.
Les Évêques du Tchad invités pour la circonstance se retrouvent dans un style d’habillement Bamendois comme le Saint-Père. Ceci marque un signe d’unité et de solidarité avec le peuple Camerounais conclut la page de la CET.



