Edito

Edito N° 100

Edito N° 100 1

Cent pas déjà

La chronique de cette semaine ne sera pas consacrée à un sujet d’actualité comme chaque semaine. La raison : votre hebdomadaire célèbre avec le numéro que vous avez en main sa centième parution.

Deux années et demi de parcours marqués par des difficultés inhérentes à toute jeune entreprise qui plus dans un pays où l’environnement est des plus hostiles vis-à-vis de celui qui veut entreprendre.

Beaucoup nous avaient donné six mois, pas plus pour disparaitre comme de nombreux confrères ayant tenté l’aventure. Grâce à vous chers lecteurs, nous avons pu avancer jusque-là et espérons vous avoir encore à nos côtés pour longtemps.

Nous sommes honorés par tous les retours positifs que nous avons eus auprès des lecteurs. Un journal objectif, qui ne verse pas dans les ragots, impartial (c’est selon l’angle de vue) et de bonne facture. Rassurants comme compliments mais qui ne nous autorisent pas à dormir sur nos lauriers parce que nous le savons, le chemin que nous avons décidé d’emprunter est long…

L’entreprise est jeune ainsi que l’équipe qui la porte.  Tout en étant un atout, notre jeunesse est aussi notre talon d’Achille. En témoigne les nombreuses observations qui nous ont été faites dans vos réactions que nous avons sollicitées et qui sont publiés en pages…. Vous ne le savez peut-être pas, mais aucun des animateurs de votre hebdomadaire n’est né avant 1980. D’où cette méconnaissance de l’histoire récente de notre pays. Une histoire qui gagnerait à être revisitée dans l’entreprise de reconstruction nationale. C’est la raison d’être de notre chronique « Ce jour-là » que nous partageons après en avoir été édifiés nous-mêmes.

 Notre jeunesse, ce n’est pas une excuse, explique aussi les imperfections que vous nous avez amicalement pointés dans vos observations. Nous ne sommes pas de la génération qui a fait «la bonne école ». Mais loin d’en faire un justificatif, nous essayons et essayerons encore, autant que faire se peut de soigner la syntaxe et la présentation de l’hebdo pour mieux vous satisfaire.

Notre jeunesse explique aussi nos difficultés dans la diffusion, l’accès à une partie déjà très petite du marché de la publicité qui garantit à toute entreprise, une stabilité. Mais nous avons foi en ce que nous faisons. Nous avons foi en notre nation et en un lendemain meilleur.

Le Tchad est éternel. Ce ne sont ni les mauvaises passes conséquences des mauvais choix dans la gouvernance comme c’est le cas aujourd’hui, ni les agendas étrangers qui entameront notre engagement pour notre pays. Nous continuerons comme nous l’avons écrit le 15 février 2016 au lancement que nous serons du côté du Tchad. C’est le chemin que nous avons choisi. Et entendons continuer malgré nos cent petits pas…

La Rédaction