Il s’agit de véhicules incendiés à Port Elizabeth suite à des protestations en octobre 2021.

Ce post sur X (anciennement Twitter), prétendant montrer une manifestation provoquée par l’intronisation d’un roi nigérian au Cap oriental, en Afrique du Sud, est PARTIELLEMENT FAUX.

Daté du 30 mars 2026, le post dit : « Alerte info. Afrique du Sud : De violentes tensions ont éclaté dans le Cap oriental où des manifestants ont incendié plusieurs véhicules et bâtiments appartenant à des ressortissants étrangers. Selon les premières informations, ces actes seraient liés à la contestation autour de l’installation d’un roi nigérian, une situation qui a provoqué une vive colère au sein d’une partie de la population ».
La vidéo de 11 secondes montre des minibus stationnés en feu. Plus loin, on voit des manifestants, observant la scène. Une affirmation similaire a été partagée ici.
PesaCheck a examiné le post et l’a trouvé partiellement faux.
Une recherche d’images inversée sur Yandex a mis en exergue cette vidéo publiée le 14 octobre 2021 avec ce titre : « La xénophobie en Afrique du Sud ? Des Somaliens en conflit avec des chauffeurs de taxi à Gqeberha ». Il est indiqué que des Somaliens s’en prenaient aux chauffeurs de taxi à Gqeberha.
Cet article, publié le 14 octobre 2021, indique qu’un chauffeur de taxi sud-africain a percuté un Somalien à Port Elizabeth, dans la province du Cap-Oriental, et que les Somaliens ont réagi en incendiant tous les taxis. L’information est également partagée ici et ici.
Une recherche Google avec les mots-clés : « Contestation autour de l’installation d’un roi nigérian au Cap-Oriental » a montré que récemment, des manifestations ont éclaté dans la province du Cap-Oriental, en Afrique du Sud, à la suite du couronnement controversé de Salomon Ogbonna Eziko, un roi nigérian.
PesaCheck a examiné un post sur X prétendant montrer des manifestations qui ont éclaté au Cap-Oriental à la suite du couronnement d’un roi nigérian et l’a trouvé PARTIELLEMENT FAUX.
Cette publication fait partie d’une série continue de vérifications des faits par PesaCheck, examinant du contenu marqué comme une désinformation potentielle sur Facebook et d’autres plateformes de médias sociaux.
En établissant un partenariat avec Facebook et des plateformes de médias sociaux similaires, les organisations tierces de vérification des faits comme PesaCheck aident à faire le tri entre les faits et la fiction. Nous faisons ceci en donnant au public, un aperçu plus profond et un contexte aux publications qu’il voit dans ses flux de médias sociaux.
Avez-vous repéré ce que vous pensez être une fausse information sur Facebook ? Voici comment vous pouvez le signaler. Et voici plus d’informations sur la méthodologie de PesaCheck pour vérifier les contenus douteux.

Cette vérification de faits a été rédigée par le fact-checker Françoise Dembélé et éditée par Josaphat Finogbé, éditeur d’articles à PesaCheck. Cet article a été approuvé pour publication par la rédactrice en chef à PesaCheck, Doreen Wainainah.

PesaCheck est la première initiative de vérification des faits des finances publiques en Afrique. Il a été cofondé par Catherine Gicheru et Justin Arenstein et est incubé par le plus grand accélérateur de technologies civiques et de journalisme de données du continent: Code for Africa. Il vise à aider le public à séparer la réalité de la fiction dans les déclarations publiques sur les chiffres qui façonnent notre monde, avec un accent particulier sur les déclarations sur les finances publiques qui façonnent la prestation par le gouvernement des services publics liés aux objectifs de développement durable (ODD), tels que les soins de santé, le développement rural et l’accès à l’eau / à l’assainissement. PesaCheck teste également l’exactitude des reportages médiatiques. Pour en savoir plus sur le projet, visitez pesacheck.org.
