Politique

Incursion armée soudanaise à l’Est du Tchad : sept soldats tchadiens tués

Incursion armée soudanaise à l’Est du Tchad : sept soldats tchadiens tués 1

Dans un communiqué officiel, le gouvernement tchadien a dénoncé une incursion armée menée sur son territoire par des éléments des Forces de Soutien Rapide (FSR), engagées dans le conflit interne soudanais. L’attaque, survenue dans l’Est du pays, a visé les Forces de défense et de sécurité (FDS) ainsi que des civils, faisant plusieurs victimes et d’importants dégâts matériels.

Selon le communiqué, cette agression a coûté la vie à sept soldats tchadiens, tombés « au champ d’honneur », et fait plusieurs blessés. N’Djaména fait également état de violations répétées de son espace aérien par les forces armées soudanaises, qualifiant ces actes d’atteintes graves à l’intégrité territoriale et à la souveraineté nationale.

Le gouvernement rappelle que ce n’est pas la première fois que les belligérants de la guerre au Soudan franchissent la frontière. Depuis le début du conflit, plusieurs incursions ont déjà causé des pertes humaines et matérielles.

Face à cette situation, les autorités réaffirment leur position de stricte neutralité : « Le Tchad n’est partie prenante à aucun camp », souligne le communiqué, ajoutant que le pays ne tolérera pas que cette guerre soit exportée sur son sol.

N’Djaména condamne ces incursions préméditées et met solennellement en garde les auteurs ainsi que leurs commanditaires. Le gouvernement avertit que toute nouvelle agression entraînera une riposte « immédiate, vigoureuse et implacable », conformément au droit international.

Par ailleurs, les autorités tchadiennes exigent du Soudan l’arrêt immédiat de toute propagande visant à attiser les tensions intercommunautaires au Tchad. Elles exhortent l’ensemble des parties soudanaises à s’engager sans ambiguïté dans un processus de cessation des hostilités.

Sur le plan interne, le gouvernement appelle la population à la retenue et à la vigilance, notamment face aux réseaux sociaux. Il met sévèrement en garde contre la diffusion de fausses informations ou l’incitation à la haine, précisant que les auteurs de tels agissements seront poursuivis.

Enfin, le gouvernement assure que la situation est « totalement sous contrôle » et que la sécurité du territoire est garantie.