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La Fao évalue le projet réponse urgente au Covid-19 dans 4 provinces

La Fao évalue le projet réponse urgente au Covid-19 dans 4 provinces 1

Dans le cadre de la mise en œuvre du projet ‘’réponse urgente au Covid-19 pour le renforcement du capital productif en milieu agricole au Tchad‘’, l’Organisation des Nations-Unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao), a accordé aux populations des villages du Kanem une assistance pouvant leur permettre de lutter efficacement contre les difficultés en période du Covid-19.

C’est un projet financé par la Banque Mondiale, mise en œuvre par l’Agence nationale pour le développement rural (Anader) et suivi par la Fao. Ce projet d’assistance aux populations des provinces du Mayo Kebbi Ouest, de la Tandjilé, du  Kanem et du Lac vise à répondre leurs besoins en production agricole. Il s’agit aussi de doter les populations vulnérables en intrant agricole, composés des spéculations pour la culture maraichère et la culture fluviale, afin de faire face à Covid-19 et amener progressivement les bénéficiaires à s’autoprendre en charge.

« Dans la province du Kanem, les sites bénéficiaires sont Mao Rural, Nokou, Rig-Rig et Kekedina », informe Joli Bonheur Ngardigal, consultant de mise en œuvre des projets antenne Fao Kanem.

Les bénéficiaires sont constitués de groupements féminins et des associations locales. Au nord Kanem dans la zone de Ntiona, les représentants des groupements bénéficiaires du projet n’ont pas caché leurs satisfaction. Pour Hadjé Zara Abakar, présidente du groupement Tofogui qui regroupe cinquante (50) membres uniquement des femmes, c’est grâce au projet et à l’appui de la Fao que son groupement dénombre aujourd’hui 50 membres. « Depuis que nous bénéficions des intrants agricoles, nous avons élargi notre parcelle de production qui est presque le double de l’ancienne. Au sein du groupement, chacune de nous joue un rôle déterminant. En dehors de l’aide extérieur, notre groupement fonctionne grâce aux cotisations des membres », explique-t-elle. Cette mission d’évaluation du projet a aussi été l’occasion pour les bénéficiaires d’exposer leurs difficultés. Les plaidoyers de chacun des sites évalués a permis de comprendre que les bénéficiaires du Nord Kanem partagent tous ou presque les mêmes difficultés.

Le groupement Tchoutou dirigé par Abderahim Mahamat avec 12 membres, le groupement Tchoutourdhé dirigé par Achta Outouman avec 12 membres et plusieurs autres sites parlent tous des difficultés liés au retard dans les livraisons des semences et évoquent des ennemis de la culture qui sont les singes, les rats, les insectes et le problème d’énergie pour permettre de drainer l’eau pour l’irrigation.

Dans les villages sud Kanem, où les productions sont meilleures que celles des villages nord Kanem, les producteurs ont à l’unanimité plaidé pour les grillages pouvant permettre de sécuriser les cultures de ses ennemies. Ils demandent des semences, précisément celles de l’oignon et de l’ail dont le besoin est plus ressentis et aussi pour les motopompes ou des panneaux pour les irrigations.

Hassan Mahamat âgé de 65, père de 17 enfants avec 3 femmes ne vit que de l’agriculture autour des Ouaddi. il est le président du groupement Obarti 1, situé dans la zone sud Kanem. « Je travaillais avant comme un tanneur. Mais depuis que j’ai bénéficié de l’aide de la Fao je me suis spécialisé dans l’agriculture. Qui me permet de prendre en charge et scolariser 5 de mes enfants. Le groupement compte 12 membres mais nous nous sommes confrontés à plusieurs problèmes. Nous sollicitons, les grillages pour clôturer nos champs, de l’énergie pour pomper l’eau, et des semences en quantité pour élargir la production », plaide-t-il.

Miguerta Djiraïngué