Economie

« Nous n’avons pas imaginé une taxe, ni créé des tracasseries à Nguéli »: Dga des douanes

« Nous n’avons pas imaginé une taxe, ni créé des tracasseries à Nguéli »: Dga des douanes 1

Le directeur général adjoint des services des douanes et des droits indirects Djérambété Justin dément les allégations des opérateurs économiques de ’’l’augmentation généralisée des tarifs douaniers et de l’interconnexion des systèmes douaniers tchadiens et camerounais (Sydonia et Camsis).
Il y a quelques jours, un groupe d’opérateurs économiques accuse les services des douanes de déblayage dans les activités des importateurs, exportateurs et transitaires occasionnant le blocus au port de Nguéli. Des ’’allégations mensongères’’ balayées d’un revers de mains par le directeur général adjoint des services des douanes et des droits indirects Djérambété Justin. « Le tarif des douanes est une nomenclature qui, en plus d’un code numérique contient trois colonnes, reprenant pour les pays membres de la Cemac les droits et taxes à l’importation. Il n’émane pas des seules autorités tchadiennes, moins encore d’un directeur général des douanes. La nouveauté cette année c’est que nous avons implanté dans le système Sydonia la version 2017 du tarif import alors que jusque-là nous étions à la version 2007 », précise Djérambété Justin. Selon lui, cette opération a permis « la transcription intégrale des dispositions douanières des lois des finances dont la principale exigence ressentie par les opérateurs économiques est l’introduction d’un taux de 15% de l’acompte sur les sociétés pour inciter les opérateurs du secteur informel à basculer dans le formel pour bénéficier de l’ancien taux de 4% ». Et que les nouvelles taxes ne le sont que de noms. « Ces nouvelles taxes ont été instituées par des lois de finances et la douane les a paramétrer dans le système de telle manière qu’elles prennent en compte toutes les taxes douanières ».
D’après le Dga les mesures de blocage du Sydonia est dû au non-respect par les commissionnaires en douanes agréés de leurs engagements vis-à-vis de l’administration douanière. « L’administration continue à leur accordé des avantages mais dès que les marchandises sont sorties personne ne revient régulariser la situation. Nous avons constaté qu’il y a des enlèvements directs et des soumissions qui ne sont pas régularisés pour certains des années et des impayés qui se chiffrent à 10 milliards. Dès lors, il fallait chercher les causes pour voir s’il s’agit de la faute de l’administration ou des opérateurs et situer la responsabilité », ajoute-t-il.
C’est alors après une correspondance aux opérateurs économiques leur donnant une mise en demeure de trois jours le mois dernier sans suite sans suite que la direction générale des services des douanes et des droits indirects a décidé de suspendre les d’accès de certains transitaires qui, d’après le Dga font aujourd’hui palabre. « Au niveau de Nguéli, certainement le paramétrage a amené les gens à se poser beaucoup de questions. Nous leur avons répondu que la porte de la direction est grandement ouverte pour des concertations. C’est une reforme que la douane est en train de mettre en œuvre. Nous sommes obligés d’avancer avec les autres dans le cadre de l’intégration économique que nous aimons tous de notre vœu », renchérit Djérambété Justin.

Stanyslas Asnan