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Violences à Kim: la CNDH condamne les affrontements et appelle au calme et à la retenue.

Violences à Kim: la CNDH condamne les affrontements et appelle au calme et à la retenue. 1

À la suite des violences meurtrières survenues les 4 et 5 juin 2026 dans la sous-préfecture de Kim, province du Mayo-Kebbi Est, la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) a exprimé sa profonde préoccupation. Dans un communiqué publié ce 9 juin, l’institution déplore ces événements qui ont entraîné de lourdes pertes humaines , tout en appelant les populations à la «retenue». 

Selon les informations rendues publiques lors d’un point de presse animé à Bongor par le procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Bongor, les affrontements ont fait dix morts et plusieurs blessés. Le bilan fait également état de l’incendie de 219 chambres et cases d’habitation, ainsi que de nombreux cas de destruction et de pillage de biens.

Les autorités judiciaires ont par ailleurs indiqué que 31 personnes avaient été interpellées en possession d’armes à feu, de munitions et d’armes blanches.

Face à cette situation préoccupante, la CNDH a tenu à exprimer sa compassion envers les victimes. Elle présente « ses sincères condoléances aux familles des personnes décédées » et réaffirme sa « solidarité aux blessés ainsi qu’à l’ensemble des populations affectées ».

L’institution nationale chargée de la promotion et de la protection des droits humains a également condamné avec fermeté les actes de violence enregistrés dans cette localité. Elle dénonce « toutes les formes de violences ayant entraîné des pertes en vies humaines, des atteintes à l’intégrité physique des personnes et la destruction des biens ».

Craignant une aggravation de la situation, la Commission appelle les différentes communautés concernées à privilégier le dialogue et la retenue. Elle invite les populations au « calme, à la retenue et au rejet de toute forme de représailles susceptibles d’aggraver les tensions ».

La CNDH estime enfin que la gestion de cette crise nécessite une mobilisation continue des autorités à tous les niveaux. Elle encourage les autorités administratives, judiciaires, sécuritaires et traditionnelles à poursuivre leurs efforts en matière de prévention des conflits, de protection des populations civiles et de restauration de la cohésion sociale dans cette partie du pays.