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Tchad-RGPH-3 : le comité ad hoc clarifie ses missions

Tchad-RGPH-3 : le comité ad hoc clarifie ses missions 1

Le président du comité d’organisation ad hoc de veille chargé du traitement des plaintes et questions relatives à la cartographie, Goundoul Vikama a fait un point de presse ce vendredi 10 juillet 2026 pour informer et de clarifier, à l’intention des populations ainsi que des chefs des unités administratives concernées, les questions relatives aux limites administratives et au découpage cartographique des Zones de Dénombrement (ZD) retenues pour le dénombrement du Troisième Recensement Général de la Population et de l’Habitat (RGPH-3).

Mis en place par arrêté n°093/Mfbpeci/Matd/2026 du 1er juillet 2026, ce comité ad hoc de veille chargé du traitement des plaintes et questions relatives à la cartographie a pour missions, selon son président Goundoul Vikama, de : « recevoir et enregistrer toutes les plaintes relatives aux limites des zones de dénombrement et au découpage cartographique du RGPH-3 ; examiner et apporter de solutions conformément au découpage administratif officiel du Tchad ; veiller à ce qu’aucun litige de limite territoriale ne bloque ou ne compromette le déroulement du dénombrement sur le terrain ».

Selon Goundoul Vikama, chaque plainte reçue fait l’objet d’un enregistrement, d’un traitement, d’une vérification sur le terrain si nécessaire, et d’une réponse motivée dans un délai qui n’excède pas deux jours. « Afin de traiter avec diligence toute réclamation relative à la cartographie censitaire, le comité informe les populations et les autorités locales que les plaintes écrites ou verbales sont déposées auprès du superviseur de Zone ou du chef d’unité administrative, qui les transmettra au comité ad hoc à N’Djamena », informe-t-il.

Pour le président du Comité ad hoc, la réussite d’un recensement repose sur une couverture exhaustive et sans chevauchement du territoire national. « À cette fin, l’ensemble du pays a été subdivisé, à des fins strictement statistiques et opérationnelles, en unités appelées Zones de Dénombrement (ZD). Il importe de rappeler un point essentiel : le découpage en Zone de Dénombrement est une approche technique et temporaire de collecte de données. Il ne modifie, ne remet en cause, ni ne préjuge en aucune manière des limites administratives officielles (Provinces, Départements, Sous-préfectures, communes, cantons, villages ou quartiers) telles que fixées par les textes légaux et réglementaires en vigueur », clarifie Goundoul Vikama. Il ajoute que la Zone de Dénombrement, est un secteur de travail confié à un agent recenseur pendant la période du dénombrement. « Cette organisation répond exclusivement à des exigences techniques et permet d’éviter des doubles comptes et omission. Sa vocation est de garantir qu’aucun ménage ni aucune portion du territoire ne soit comptée deux fois ou omis. Elle n’a aucune valeur juridique ou administrative en dehors du cadre du recensement. Les limites administratives légales demeurent inchangées : le Troisième Recensement Général de la Population et de l’Habitat, n’a ni pour objet ni pour effet de modifier les limites des Provinces, Départements, Sous-préfectures, Communes, Cantons ou Villages. Toute allégation en ce sens est infondée ».

Le président Goundoul Vikama invite « les délégués généraux du gouvernement auprès des provinces, les préfets, les administrateurs délégués auprès des Communes d’Arrondissements de la ville de N’Djamena, les sous-préfets, les Maires, les autorités traditionnelles, les leaders d’opinion, les responsables religieux, la société civile et les hommes de médias, à s’investir davantage et à garder à l’esprit, que le RGPH-3 est un exercice statistique national dont la réussite bénéficie à toutes les communautés, notamment à travers une meilleure planification des services publics et des infrastructures ».

Le Comité ad hoc rappelle que le « succès de cette opération repose sur un principe fondamental : chaque personne vivant sur le territoire national doit être recensée une seule fois, sans omission ni double compte ». Goundoul Vikama réaffirme leur engagement à traiter avec « objectivité, célérité et transparence toutes les plaintes et questions relatives à la cartographie et aux limites territoriales du RGPH-3. Nous invitons les populations et les autorités locales à privilégier le dialogue et les voies officielles de réclamation, dans l’intérêt supérieur de la réussite de ce recensement, qui est l’affaire de toutes et de tous ».