Abdelkader Djibia, secrétaire général de la section de N’Djamena du syndicat des enseignants du Tchad (SET) , conteste la suspension du bureau provincial prononcée par le Bureau exécutif national. Lors d’un point de presse ce mercredi 23 septembre 2026, il a jugé la décision « contraire aux textes du syndicat ».
Le secrétaire général de la section de N’Djamena du SET affirme avoir appris la suspension sur les réseaux sociaux et la juge contraire aux textes du syndicat. « Nous avons pris acte de cette suspension, mais nous disons que ce texte est caduque et nous le rejetons en bloc », a-t-il déclaré.
Selon Abdelkadre Djibia, seul le conseil provincial serait habilité à suspendre ou à sanctionner le bureau provincial. « Nous sommes comptables devant nos conseillers provinciaux. Le Bureau national n’a pas à s’ingérer dans les affaires des bureaux provinciaux », a-t-il soutenu.
Le responsable syndical appelle par ailleurs les conseillers nationaux à se réunir pour statuer sur la direction du syndicat. Il affirme ne plus reconnaître le Bureau exécutif national, qu’il accuse de défendre ses propres intérêts. « Nous préférons encore aller en prison avec la conscience tranquille plutôt que de trahir les enseignants tchadiens », a-t-il lancé, avant d’appeler le président de la République et le ministre de l’Éducation à intervenir face à la crise qui oppose les responsables du SET.


