Cloture de l’atelier de réflexion sur la « Redynamisation du secteur coton à travers une approche partenariale au profit des communautés et d’une production durable ». Commencé depuis hier et prit fin ce jeudi 17 septembre 2026, l’atelier est organisé par la Cotontchad SN, avec l’appui de ses partenaires techniques et financiers, la rencontre a réuni pendant deux jours des producteurs, des représentants des institutions publiques, des partenaires techniques et financiers, des organisations de la société civile, du secteur privé et des agences internationales.
Les travaux ont permis aux participants d’échanger autour des enjeux économiques, sociaux et environnementaux liés à la relance durable de la filière coton. Ils ont également eu une vue d’ensemble des activités de la Cotontchad autour des trois thématiques abordées.
À l’issue des échanges, plusieurs recommandations ont été formulées. Elles portent notamment sur le renforcement des capacités des producteurs en bonnes pratiques agricoles, l’accompagnement dans la mise en place et le fonctionnement des coopératives, ainsi que le développement de nouvelles collaborations entre les différents acteurs.
Les représentants des ministères de l’Environnement, de l’Agriculture et du Commerce ont notamment proposé la mise en place de plateformes de dialogue et d’échange afin d’assurer le suivi de la mise en œuvre des recommandations. Le ministère de l’Agriculture a également suggéré la création d’une plateforme consacrée au suivi et à l’évaluation des initiatives.
Les participants ont par ailleurs insisté sur le développement des communautés, notamment à travers un appui à la mise en place des Associations Villageoises d’Epargne et de Crédit (AVEC) et l’amélioration des infrastructures, particulièrement celles liées à l’assainissement.
Dans son mot de clôture, le président du Conseil d’administration de la Cotontchad SN, Saad Cherif Ahmed, a appelé l’État et le groupe Olam Agri à renforcer leur accompagnement en faveur de la relance de la filière. Il a notamment évoqué l’accès à des intrants agricoles de qualité à des prix raisonnables, une politique favorisant la compétitivité de la production cotonnière et un mécanisme de fixation des prix permettant aux producteurs de bénéficier d’un revenu juste.
Il a également souligné l’importance de l’entretien et de la réhabilitation des pistes rurales pour désenclaver les zones de production, réduire les coûts logistiques et faciliter l’accès des communautés rurales aux marchés. « Nous repartons avec une vision plus claire, des recommandations pertinentes et une volonté commune de transformer ces échanges en actions concrètes », a déclaré Saad Cherif Ahmed.
À la sortie de l’atelier, Victoire De Wever, directrice des partenariats d’Olam Agri, nous livre ses impressions : « je pense qu’on a vraiment réussi l’objectif initial et voilà et il y a énormément d’acteurs aussi dans la salle qui sont vraiment disponibles et disposés à continuer les conversations après l’atelier et c’est justement ça ce qu’on recherchait en invitant en fait plus de 25 organisations au cours de ces deux jours »
Rahila Biassou Til-ndecka


