A travers un point de presse tenu le vendredi 13 février 2026, la Coalition pour les réformes électorales (Cret) a rendu public son mémorandum. Elle rappelle autorités, les grandes institutions et les partenaires du Tchad la nécessité d’une réforme électorale.
Selon la principale secrétaire technique de la Cret, Pekou Nanette Hélène, le processus électoral, pilier fondamental de toute démocratie, demeure au Tchad un espace de fortes attentes, mais aussi de profondes fragilités. « Les insuffisances normatives, les défis institutionnels, la faible confiance des citoyens et la persistance de tensions politiques appellent des réformes structurelles, concertées et courageuses. C’est dans ce contexte que la CRET a jugé important de fédérer les voix citoyennes, d’analyser les pratiques électorales et de formuler des propositions réalistes, issues du terrain et nourries par le dialogue avec les acteurs clés de la gestion administrative et politique », relève Pekou Nanette Hélène.
Les activités menées par la CRET ont fait émerger un ensemble de constats récurrents : « la persistance des lacunes juridique et institutionnelles dans l’architecture électorale ; les insuffisances en matières de Transparence, d’inclusivité et de communication électorale ; la faible confiance des citoyens envers les organes de gestion et de contrôle des élections ; la nécessité d’un meilleur encadrement du contentieux électoral et du rôle des juridictions compétentes », Pekou Nanette Hélène.
Dans son mémorandum, la Coalition pour les réformes électorales au Tchad « lance un appel solennel aux hautes autorités de la République, aux grandes institutions républicaines et aux partenaires techniques et financiers afin qu’ils s’engagent résolument dans un processus de réformes électorales inclusif, transparent et consensuel ». « Elle réaffirme sa disponibilité à accompagner l’Etat tchadien dans cette dynamique, convaincue que des élections crédibles constituent le socle indispensable de la démocratie, de la paix durable et du développement harmonieux », ajoute Pekou Nanette Hélène
Selon la principale secrétaire technique de la Cret, ce mémorandum se veut un acte de foi en la démocratie tchadienne. « Il est l’expression d’une volonté collective de dépasser les clivages, de restaurer la confiance et de bâtir un avenir politique fonde sur la légitimité des urnes et le respect de la souveraineté populaire », estime Pekou Nanette Hélène.
Dans sa démarche de dialogue constructif avec les pouvoirs publics et les acteurs politiques, la Cret a eu des rencontres à la Primature ; au Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation ; à la Cour Suprême ; avec le RNDT-Le Réveil ; l’UNDR.



