« Restaurer la confiance, gérer la transformation : une Organisation des Nations unies au service de tous », tel est le thème de la 81e Assemblée générale des Nations unies, dont le débat général est prévu du 22 au 28 septembre 2026 à New York, aux États-Unis. Au cœur de cette rencontre diplomatique, l’Afrique entend faire valoir ses priorités en matière de financement du développement, de transition numérique et de gouvernance technologique.
À moins de quatre ans de l’échéance de 2030, le retard dans la réalisation des Objectifs de développement durable (ODD), le poids de la dette et le coût élevé des financements restent des préoccupations majeures pour les pays africains.
Le continent plaide notamment pour une réforme de l’architecture financière internationale afin de faciliter l’accès à des financements abordables et mieux adaptés aux besoins des économies en développement. Cette réforme, également défendue par l’ONU, concerne notamment la gouvernance économique mondiale, la gestion de la dette et le financement du développement.
Numérique, climat et sécurité alimentaire
L’intelligence artificielle et la transformation numérique constituent un autre enjeu majeur. Pour l’Afrique, il s’agit de réduire la fracture numérique en renforçant les infrastructures, les compétences et l’innovation locale.
L’accès aux technologies et leur gouvernance soulèvent également des questions liées à la protection des données et à la régulation de l’intelligence artificielle. Le continent cherche ainsi à mieux prendre part à la transformation technologique mondiale.
Le changement climatique constitue également une priorité. Fortement exposée à ses effets, l’Afrique a besoin de financements supplémentaires pour l’adaptation et le renforcement de sa résilience.
Les perturbations des chaînes d’approvisionnement et les crises alimentaires accentuent par ailleurs les besoins de financement dans les secteurs agricole et énergétique.
À New York, les pays africains entendent ainsi plaider pour davantage de financements en faveur du développement, une réduction de la fracture numérique et une meilleure résilience du continent face aux défis climatiques et alimentaires.


