La ville de Moissala, chef-lieu du département du Barh Sara, est secouée par une agression d’une extrême gravité. Dans la nuit du 23 au 24 mai 2026, une mère de sept enfants, âgée d’une cinquantaine d’années et souffrant de séquelles d’un accident vasculaire cérébral (AVC), a été violée à son domicile par trois individus en tenue militaire. Le drame s’est déroulé sous les yeux de sa petite-fille de trois ans.
Selon les témoignages recueillis auprès de la famille, les faits se sont produits tard dans la nuit. La victime, identifiée sous le nom de Solkam Diane Djasra, vivait seule avec sa petite fille âgée de 3 ans . Un premier homme, arborant un treillis et un béret rouge, s’est d’abord introduit dans la maison. Face à la résistance de la quinquagénaire, l’agresseur a brièvement quitté les lieux avant de revenir accompagné de deux complices.
Profitant de la vulnérabilité physique de la victime, les trois suspects ont alors abusé d’elle. Alertés par ses cris de détresse, des jeunes du quartier se sont précipités pour lui porter secours. Cependant, selon des témoins concordants, l’un des assaillants a effectué des tirs de sommation en l’air, dissuadant les voisins d’intervenir et permettant au groupe de prendre la fuite. Présente durant toute la scène, sa petite-fille , subit désormais un traumatisme psychologique sévère.
Sous couvert d’anonymat pour sa sécurité, la petite sœur de la victime a vivement condamné cet « acte barbare et inhumain ». Dans une déclaration empreinte d’émotion, elle a lancé un appel solennel aux autorités administratives, judiciaires et militaires : « Nous demandons justice pour notre sœur. Toute la famille est traumatisée. Des hommes censés protéger les citoyens ne doivent pas se transformer en bourreaux ».
L’affaire suscite une immense indignation au sein de la famille de la victime . Plusieurs voix locales s’élèvent pour exiger une enquête rapide, indépendante et transparente. La famille réclame que toute la lumière soit faite sur ce drame et que les responsabilités pénales soient établies, refusant tout amalgame entre le port de l’uniforme et l’impunité.
Amadjibeye Prosper



