Réunis le 24 septembre à Jalogny, en Saône-et-Loire, dans l’Est de la France, les acteurs tchadiens et français de l’élevage ont identifié plusieurs pistes d’investissement pour moderniser les filières bétail, viande et lait au Tchad.
Organisée en prélude au Forum d’Affaires France–Tchad, la rencontre a réuni une dizaine d’organisations et plusieurs acteurs privés autour des perspectives de coopération. Elle s’inscrit dans le cadre d’une mission menée du 21 au 24 septembre par une délégation du Cadre de Concertation Multiacteurs du Tchad (CACOMUT) en Saône-et-Loire. La délégation a échangé avec des entreprises et organisations françaises spécialisées notamment dans les équipements agroalimentaires, l’alimentation animale, l’abattage, la transformation, la distribution et la chaîne du froid.
Les échanges ont permis de confronter les besoins des acteurs tchadiens aux compétences et aux solutions disponibles en France. Les discussions ont notamment porté sur l’identification et la traçabilité animales, l’amélioration de la productivité et de la génétique, le développement des cultures fourragères, ainsi que la modernisation des équipements d’abattage et de transformation.
La collecte et la transformation du lait, le renforcement de la chaîne du froid, la formation professionnelle, la maintenance des équipements et l’amélioration des normes sanitaires figurent également parmi les priorités identifiées. Ces investissements doivent contribuer à accroître la production, à réduire les pertes et à faciliter l’accès aux marchés.
À travers le CACOMUT et l’initiative « LAHAM NADIF », les participants envisagent également la mise en place d’un incubateur d’élevage et de deux projets pilotes. L’objectif est de faire évoluer la coopération, jusque-là principalement centrée sur l’aide, vers un modèle fondé sur le co-investissement et le partage des risques, des responsabilités et des bénéfices.
Les futurs projets devront associer entreprises, organisations professionnelles, partenaires techniques et institutions financières. Leur financement pourrait combiner capitaux privés, crédits, subventions et apports en nature. Les initiatives retenues devraient ensuite être présentées aux dispositifs de financement français et européens, notamment au Global Gateway de l’Union européenne, ainsi qu’à des investisseurs privés.
Kedaï Edith


