Dans une publication faite ce dimanche, 20 septembre 2026, sur sa page Facebook, Robert Gam, secrétaire général du Parti socialiste sans frontières (Psf), a commémoré les deux ans de son enlèvement par les services de l’Agence nationale de sécurité d’État (Anse) et de sa détention arbitraire de plus de huit mois, qu’il impute à une instruction du président de la République Mahamat Idriss Déby.
Dans cette publication, Robert Gam raconte avoir été privé de ses droits fondamentaux, sans jamais comparaître devant un juge ni connaître les motifs légaux de son incarcération. Il attribue sa libération à « la volonté du Tout-Puissant » et exprime sa gratitude au peuple tchadien, à la famille de Yaya Dillo Djérou, à ses camarades du parti, à l’opposition, à la diaspora, aux défenseurs des droits humains, à la société civile, aux médias et aux partenaires diplomatiques.
Pour lui, ce combat dépasse son cas personnel : il s’agit de défendre la justice, les libertés publiques et la dignité humaine au Tchad. Il exhorte par la suite, les partenaires internationaux à prendre la mesure des « graves dérives » et des violations répétées des droits humains sous le régime de Mahamat Idriss Deby. « Les régimes autoritaires ne sont que passagers ; seule la Nation tchadienne demeure », affirme-t-il dans sa publication, tout en réaffirmant son engagement pour un Tchad juste et démocratique.
Mékila Alain



