Lors de son discours devant la 81e Assemblée générale , mercredi 23 septembre à New York, le président kényan William Ruto a appelé à une réforme du Conseil de sécurité de l’ONU pour accorder à l’Afrique une représentation permanente et mieux refléter les réalités géopolitiques actuelles.
Pour le chef de l’État kényan, l’absence de l’Afrique parmi les membres permanents du Conseil de sécurité constitue un décalage avec le poids du continent au sein de l’ONU. L’Afrique compte 54 États membres de l’organisation, mais aucun ne siège parmi les cinq membres permanents du Conseil.
William Ruto estime que cette situation trouve son origine dans l’architecture internationale mise en place en 1945, lorsque la majorité des pays africains étaient encore sous domination coloniale.
« Le monde s’est depuis transformé. Le Conseil de sécurité, lui, ne l’a pas fait », a-t-il déclaré, estimant que les institutions internationales doivent évoluer avec les réalités du monde.
Le président kényan a notamment souligné le paradoxe d’une Afrique régulièrement au centre des débats du Conseil de sécurité, particulièrement sur les questions de paix et de sécurité, mais dépourvue de siège permanent.
Il appelle ainsi à une réforme du Conseil de sécurité donnant à l’Afrique une représentation permanente et équitable. Cette demande rejoint la position défendue par l’Union africaine dans les négociations sur la réforme du Conseil.



