À deux semaines du Forum d’affaires France-Tchad, prévu les 25 et 26 septembre à Paris, les organisations faîtières de la presse tchadienne interpellent les organisateurs sur les conditions de participation des médias. Dans un communiqué conjoint publié ce 12 septembre, elles demandent au comité d’organisation de revoir les modalités de prise en charge des journalistes appelés à couvrir l’événement.
L’Union des radios privées du Tchad (URPT), le Patronat de la presse tchadienne (PPT), l’Association des médias en ligne du Tchad (AMET) et l’Association des éditeurs de la presse privée du Tchad (AEPT) saluent l’association des médias nationaux à ce rendez-vous économique. Elles contestent toutefois la décision de laisser aux organes de presse l’intégralité des frais liés au déplacement de leurs journalistes à Paris. Les frais de transport, d’hébergement et de séjour devront ainsi être entièrement supportés par les médias concernés.
« Une contrainte particulièrement lourde pour la presse privée », soulignent les organisations, qui évoquent une situation économique « extrêmement précaire ». Selon elles, ces conditions risquent de limiter fortement la participation et la diversité des médias tchadiens représentés au forum.
Les quatre organisations réaffirment néanmoins leur volonté de couvrir l’événement et de contribuer, à travers leurs différents supports, à la promotion des opportunités économiques qui y seront présentées. Elles rappellent également les engagements pris par le chef de l’État en faveur d’une plus grande implication de la presse privée dans les activités et initiatives du gouvernement.
Les organisations faîtières de la presse tchadienne demandent ainsi au comité d’organisation de revoir les dispositions relatives à la couverture médiatique, afin de permettre une participation effective et diversifiée des médias tchadiens, notamment ceux du secteur privé.


