Conduite par son Contrôleur Général, M. Ousmane Abderamane Djougourou, une délégation de l’AILC a effectué une mission de travail au Royaume du Maroc du 6 au 10 juillet 2026 dernier. Cette mission a pour objectif de consolider ses partenariats avec les institutions africaines les plus expérimentées en matière de prévention et de lutte contre la corruption. Le Maroc, reconnu pour ses avancées significatives dans le renforcement de son dispositif d’intégrité, constitue une référence dont l’AILC souhaite s’inspirer pour renforcer les mécanismes de transparence et de gouvernance au Tchad.
Reçue par les autorités à différent niveau marocain, la délégation a eu des échanges porté sur le renforcement des mécanismes de prévention ; la détection et l’investigation des actes de corruption ; la coordination institutionnelle ; le développement des capacités des acteurs engagés dans la promotion de l’intégrité.
Il y a eu également la signature du livre d’or à la Présidence du Ministère public par le Contrôleur Général de l’AILC marquant la qualité des relations entre les deux institutions et l’importance accordée à cette coopération. Les responsables ont réaffirmé leur volonté commune de renforcer les échanges d’expertise, de développer des actions concrètes et de favoriser le transfert de savoir-faire au service des politiques nationales anticorruption.
L’INPPLC a renouvelé sa disponibilité à accompagner l’AILC en mettant son expérience et ses acquis institutionnels à la disposition de l’Autorité tchadienne. La délégation a par ailleurs été invitée au colloque international de Tanger, le 10 juillet 2026, consacré aux législations nationales de lutte contre la corruption à portée extraterritoriale.
Cette rencontre internationale a offert un espace d’échanges sur les évolutions récentes du droit anticorruption et les défis communs auxquels sont confrontés les États. Elle a contribué à renforcer les relations entre autorités africaines et internationales engagées dans la lutte contre la corruption.
Bref, à travers cette mission, l’AILC réaffirme sa conviction de la lutte contre la corruption qui ne peut être pleinement efficace sans une coopération africaine renforcée, un partage permanent des connaissances et une mutualisation des expériences réussies.


