À travers un communiqué de presse rendu public ce 18 mai, l’ONG Droits de l’Homme Sans Frontières (DHSF) exprime son inquiétude à la suite de la mort de Maïdoel Gustave, un jeune homme de 38 ans, survenue à la prison de Pala. L’organisation appelle les autorités tchadiennes à prendre des mesures immédiates pour faire toute la lumière sur ce drame.
Selon les informations recueillies par la DHSF auprès des proches de la victime, Maïdoel Gustave avait été placé sous mandat de dépôt le 13 mai 2026 à la suite d’un litige foncier. L’ONG affirme que l’homme aurait succombé après avoir subi des actes de torture pendant sa détention.
Ce décès tragique s’ajoute à une série d’incidents déjà signalés dans cet établissement pénitentiaire. Pour la DHSF, ces faits constituent une violation grave du droit à la vie et à l’intégrité physique, des droits fondamentaux que l’État tchadien est pourtant tenu de protéger.
Par conséquent, l’organisation appelle les autorités compétentes à fermer sans délai la prison de Pala, à ouvrir une enquête indépendante et transparente, et à procéder à un audit sérieux du fonctionnement de l’établissement. Elle insiste également sur la nécessité d’identifier et de sanctionner tous les responsables, quel que soit leur statut.
Au-delà de ce cas particulier, la DHSF souligne l’importance de garantir des conditions de détention respectueuses de la dignité humaine et de protéger les détenus contre tout traitement dégradant. « Le silence, l’inaction ou la complaisance face à ces crimes ne sont plus tolérables », avertit l’ONG.
Laouwei Tian Fabrice


