Un atelier de formation des formateurs sur l’approche Clubs Dimitra a démarré ce lundi à N’Djamena. Organisée par la FAO dans le cadre du Programme de renforcement de la résilience des systèmes alimentaires (P2rsa), la session vise à doter les points focaux ministériels et les équipes de la FAO des outils pour accompagner cette innovation sociale sur le terrain, de N’Djamena (13 avril) à Bongor (11 au 26 avril 2026) et financé par l’Union Européenne.
Les Clubs Dimitra sont une démarche d’engagement communautaire inclusif portée par la FAO. Fondée sur le dialogue et la communication participative, elle vise à autonomiser les femmes, les jeunes et les populations rurales. « Il s’agit de mettre les femmes autour du club pour soutenir les décisions qui seront prises à tous les niveaux dans leurs communautés rurales », explique-t-on du côté des organisateurs.
La formation est co-animée par M. Tiko Hema, formateur senior en Clubs Dimitra et Champs Écoles Agro-Pastoraux (CEAP), et Mme Julie Nyolo, spécialiste des Clubs Dimitra. Au programme : méthodologie, création et fonctionnement des Clubs, communication participative, prise en compte du genre et suivi participatif.
Ouvrant les travaux, M. Marc Mankoussou, Représentant de la FAO au Tchad, a rappelé que l’approche est déjà déployée dans 18 pays. Elle compte plus de 11 000 Clubs et 330 000 membres actifs, dont 60% de femmes et 30% de jeunes, impactant positivement près de 12 millions de personnes. Plus de 110 projets de la FAO et des Nations Unies l’ont intégrée pour renforcer l’engagement communautaire et l’égalité de genre. « La demande d’intégration des Clubs Dimitra dans les projets soutenus par la FAO au Tchad est croissante », a souligné M. Mankousdou. « Les exigences techniques liées à leur suivi et à leur accompagnement, rendent nécessaire le renforcement des compétences opérationnelles ».
Au-delà des aspects techniques, l’atelier doit déboucher sur des résultats concrets : une feuille de route claire pour l’intégration des Clubs Dimitra au sein du P2RSA et du programme global de la FAO au Tchad, ainsi qu’un dispositif de coaching post-formation de six mois minimum. Le Représentant o.i. a invité les participants à des « échanges ouverts et constructifs » pour garantir une mise en œuvre « cohérente et efficace » de l’approche.
Rahila Biassou Til-Ndecka


