De son vrai nom Ahmat Saleh Rougalta, Maître Gazonga reste une figure emblématique de la musique tchadienne. Né le 27 mai 1948 à Am-Timan et décédé le 1er avril 2006 à N’Djaména, il a marqué l’histoire culturelle du pays par sa voix unique et ses compositions intemporelles.
A l’âge de 20 ans, il fonde le groupe International Chalal, avec lequel il sillonne les villages du pays. Ses concerts étaient accessibles à tous : les spectateurs pouvaient payer en nature, avec du sorgho, du poisson séché ou des poulets. Cette proximité avec le peuple a forgé son image d’artiste populaire, profondément enraciné dans la vie quotidienne des Tchadiens.
« Les jaloux saboteurs », son titre le plus célèbre, est devenu un hymne national, symbole de son regard critique sur la société et de son engagement artistique. Gazonga a su marier les rythmes traditionnels tchadiens avec des sonorités modernes, créant une musique qui dépassait les frontières. En 1984, il enregistre son premier album Golden Afrique à Abidjan, confirmant son rayonnement international. Sa voix et ses mélodies continuent de résonner dans les mémoires, vingt ans après sa disparition. Comme a t-on coutume de dire « un artiste ne meurt jamais » puisque ses oeuvres sont toujours vivantes.



