Politique

Une attaque de drone soudanais fait 17 morts à Tiné : des institutions tchadiennes condamnent

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Dans un communique de presse, le Gouvernement Tchadien informe l’opinion nationale et internationale qu’en dépit des avertissements adressés avec fermeté aux différents belligérants dans le conflit soudanais et de la fermeture de la frontière entre les deux pays, la localité de Tiné Djagaraba en territoire tchadien a été, une nouvelle fois, la cible d’une attaque au drone dans l’après-midi du mercredi 18 mars 2026.

Selon le communiqué, cette énième agression a causé la mort de dix-sept (17) tchadiens et fait plusieurs blessés. « Le Gouvernement s’incline avec une profonde consternation devant la mémoire des victimes et adresse ses condoléances les plus attristées aux familles endeuillées ».

« Le Gouvernement a dès à présent renforcé la posture de ses Forces de Défense et de Sécurité, qui se tiennent prêtes à mettre en œuvre, sur le territoire soudanais, le droit de poursuite dans le strict respect des règles du droit international. Pour assurer la protection des citoyens tchadiens, des instructions fermes ont été données aux Forces de Défense et de Sécurité », selon le communiqué.

L’Assemblée nationale condamne avec « la plus grande fermeté ces actes d’agression répétés, qui constituent une violation flagrante de la souveraineté nationale, de l’intégrité territoriale de notre pays, ainsi qu’une atteinte grave au droit international et aux principes fondamentaux de coexistence pacifique entre États ».

Face à la gravité de cette situation, « la Représentation nationale salue les décisions fortes, courageuses et responsables prises sans délai par le Chef de l’État, notamment la mise en état d’alerte maximale de nos Forces de défense et de sécurité, la fermeture des frontières concernées, ainsi que les instructions fermes données pour assurer la riposte appropriée à toute tentative de déstabilisation de notre pays ».

Le Conseil économique, social, culturel et environnemental (Cesce) condamne avec la dernière énergie cette frappe meurtrière. « Rien ne saurait justifier que le conflit interne soudanais soit exporté sur le sol tchadien, touchant des populations civiles innocentes », indique le Cesce.

Le Cesce « encourage le Gouvernement à user de toutes les voies légales et diplomatiques sur le plan international pour que les auteurs de ce crime rendent des comptes devant pour garantir que de tels actes ne se reproduisent plus jamais ».