Economie

Tchad : la 1ère édition du Semica est lancée

Tchad : la 1ère édition du Semica est lancée 1

Le Premier Ministre, Allah-Maye Halina, a procédé ce mercredi 21 janvier 2026 au lancement de la première édition du Salon international des mines, des carrières et des hydrocarbure (Semica-Tchad) au Radisson Blu. Cet événement qui aura lieu du 21 au 23 janvier, est  placé sous le thème « Industrie extractives : relever les défis de la vision 2030 ». Il  vise à promouvoir une exploitation responsable et durable des ressources naturelles du Tchad, conformément à la vision « Tchad connexion 2030 ».

L’objectif principal est de rassembler les acteurs du secteur pour échanger sur les enjeux et défis liés aux industries extractives en Afrique, nouer des partenariats et trouver des solutions. Pendant trois jours, les participants discuteront de divers thèmes, notamment de la stratégie pour un développement socio-économique durable des pays africains, lors d’un panel de haut niveau sur le thème : « les industries extractives pour un développement socio-économique durable : quelle stratégie pour les pays africains ? ».

La ministre du Pétrole, des Mines et de la Géologie, Ndolenodji Alixe Naïmbaye, a insisté sur la nécessité de faire des industries extractives un levier de souveraineté et de transformation économique pour le Tchad. « Ce thème n’est ni anodin ni théorique. Il traduit une orientation politique forte du Gouvernement, sous l’impulsion des plus hautes autorités, celle de faire des industries extractives non plus une simple source de revenus, mais un levier stratégique de souveraineté, de transformation économique, et d’équité sociale, conformément aux ambitions de la Vision 2030 de notre pays le Tchad entre dans une nouvelle ère de l’exploitation de ses ressources naturelles. Cette ère s’inscrit sous le sceau de la rentabilité, de la durabilité, de la responsabilité sociale, de la transparence, de l’équité, de la transformation, de la création de valeur ajoutée, de la promotion des compétences locales et de la diversification économique », insiste-t-elle. Selon elle, « la souveraineté sur nos mines et carrières, ainsi que sur nos hydrocarbures, n’est pas un slogan. C’est une exigence politique, une responsabilité historique et une condition indispensable du développement durable. »

Le Premier ministre Allah-Maye Halina a souligné l’importance de valoriser les secteurs miniers et énergétiques pour le développement du Tchad, en promouvant la recherche minière, en adaptant le Code minier et en protégeant l’environnement. « L’activité minérale est dominée par l’exploitation artisanale et semi-mécanisée, surtout pour l’or. La seconde caractéristique est la faible industrialisation du secteur. Au regard de ce qui précède, on note que la contribution du secteur extractif au développement socio-économique du pays est indéniable. Cependant, il nous reste beaucoup à faire », affirme-t-il. Il a proposé de : « Favoriser la recherche minière; Relire notre Code minier et l’adapter à la vision de développement que le Gouvernement s’est fixée; Promouvoir les industries extractives en assurant le développement de toutes les chaînes de valeur sur place; Veiller à la protection de l’environnement et Soutenir le développement local au profit de nos communautés ».

L’Algérie, pays invité d’honneur, était représenté par M. Mohamed Arkab, Ministre d’État, Ministre des hydrocarbures et des mines, représentant le Président de la République. L’événement est organisé par le Ministère du Pétrole, des Mines et de la Géologie du Tchad et ses partenaires techniques et financiers. Une mention spéciale a été décernée à l’Algérie. L’événement a également comporté une visite guidée des stands.

Rahila Biassou