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Affrontements à la frontière tchado-soudanaise : les FSR expriment leurs « regrets » et réaffirment leur respect de la souveraineté du Tchad

Affrontements à la frontière tchado-soudanaise : les FSR expriment leurs « regrets » et réaffirment leur respect de la souveraineté du Tchad 1

Les Forces de soutien rapide (FSR) ont exprimé leurs « profonds regrets » à la suite d’affrontements survenus récemment avec les forces tchadiennes, le long de la frontière commune. Dans un communiqué officiel, le commandement soudanais a qualifié ces incidents d’« involontaires » et a réaffirmé son attachement au respect de la souveraineté du Tchad.

« Nous adressons nos prières les plus ferventes pour le repos de l’âme des martyrs et souhaitons un prompt rétablissement aux blessés », indique le mouvement, déplorant des événements « malheureux » survenus dans une zone frontalière particulièrement instable.

Face à la montée des tensions diplomatiques, les FSR ont insisté sur leur respect total de l’intégrité territoriale tchadienne.  « Nos forces réaffirment leur plein respect de la souveraineté de la République tchadienne sœur et de ses frontières internationalement reconnues », souligne le texte, qui exprime également une « profonde admiration » pour le peuple tchadien et ses dirigeants.

Le mouvement armé a par ailleurs salué le rôle humanitaire et diplomatique du Tchad  dans  la crise soudanaise. « Nous saluons les efforts considérables déployés par le gouvernement tchadien pour accueillir les réfugiés soudanais, ainsi que ses initiatives constantes en faveur de la paix et de la stabilité au Soudan et dans la région », précisent les FSR.

S’expliquant sur l’origine du contact armé, les FSR nient toute intention belliqueuse. Selon leur version, l’incident résulterait d’une erreur de navigation lors d’une opération visant des « milices des Frères musulmans et des groupes mercenaires ». Le communiqué accuse ces derniers d’avoir délibérément attiré les unités des FSR vers le territoire tchadien pour provoquer une crise diplomatique.

Le mouvement reconnaît une incursion territoriale, l’attribuant à la « similarité du terrain » et à l’absence de démarcations visibles dans cette zone. Il pointe également du doigt la responsabilité de certains chefs de groupes armés alliés à l’armée régulière soudanaise, citant nommément Minni Arko Minawi et Jibril Ibrahim, les accusant de vouloir « entraîner la région dans un cycle de conflit armé ».

Justifiant le délai de leur réaction officielle par la nécessité d’une enquête interne approfondie, les FSR assurent qu’elles assumeront toutes leurs responsabilités. « Toutes les mesures nécessaires seront prises pour que toute négligence soit sanctionnée et que les personnes impliquées soient punies selon la réglementation en vigueur », conclut le communiqué.

Les Forces de soutien rapide réaffirment enfin leur engagement « indéfectible » en faveur des principes de bon voisinage et de coopération avec le Tchad, soulignant leur volonté de « contribuer à la sécurité, à la stabilité et à la paix dans la région ».