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La revue de presse de la semaine du 11 au 17 juin 2018

La revue de presse de la semaine du 11 au 17 juin 2018 1

La revue de presse de la semaine du 11 au 17 juin 2018

«L’Etat de droit contre l’ordre clanique», lance N’Djaména Bi-Hebdo qui annonce que la destitution du tout puissant gouverneur du Logone oriental, Adam Noucky Charfadine, est une toute première victoire du droit sur l’arbitraire.

«Mais il a fallu presque deux semaines de grève sèche de tout le corps judiciaire pour que le président Idriss Déby se résolve à relever ce tonitruant gouverneur qui s’est illustré dans un acte de rébellion contre une décision judiciaire», note-t-il. «Bravo aux robes noires», renchérit Le Pays qui note que le mouvement des robes noires aura paralysé la justice et les autres activités connexes malgré la forte pression exercée sur eux par l’exécutif pour leur faire lâcher prise. «De la bataille qu’ils mènent en ce moment dépendra l’avenir du secteur judiciaire. Si donc les juges, huissiers, magistrats, avocats et notaires en sont arrivés à ce ras-le-bol, c’est bien en raison d’une accumulation de frustrations même si à certains égards, ils en portent une part de responsabilité», ajoute-t-il. Selon votre hebdomadaire, aujourd’hui, plus que demain, ils sont dos au mur et se doivent de réagir pour garder le peu de parcelle de pouvoir qui leur reste dans la 4ème la République avec le régime présidentiel intégral. «Grève dans l’appareil judiciaire: les hommes de droit ne décolèrent pas», s’exclame L’Observateur. Selon nos confrères, bien que le tout puissant gouverneur Adam Nouky Charfadine qui faisait la pluie et le beau temps dans la région du Logone Oriental, soit démit de ses fonctions par décret présidentiel la semaine dernière, les hommes en toge poursuivent leur mouvement de grève.

« Intronisation du sultan de Sarh : Bâchir impose son diktat !», s’exclame à sa une L’Observateur qui annonce que le ministre de l’administration du territoire, de sécurité et de la gouvernance locale, connu pour ses sorties intempestives et son zèle, s’est entêté à imposer Mahamat Bézo comme ‘’sultan’’ de Sarh, alors que cette affaire a failli, il ya peu de temps finir dans le bain de sang. «Pourquoi Bâchir s’immisce-t-il avec tant de passion dans la culture et traditions des autres», s’interroge l’hebdomadaire qui ajoute: «personne ne le sait mais tout porte à croire que ce brouillant enfant du Ouaddaï cherche à diviser les enfants du Moyen Chari». «Sarh a finalement son sultan », rapporte Le Pays qui complète que profitant d’un déplacement à Sarh pour installer le nouveau gouverneur du Moyen Chari le 10 juin dernier, le ministre de l’administration du territoire, de sécurité et de la gouvernance locale Ahmat Mahamat Bâchir a commis ce qu’il convient d’appeler forfaitaire. «Aussitôt après l’installation du gouverneur, l’assistance découvre qu’une cérémonie non-inscrite dans le programme était prévue. L’installation du sultan de Sarh, Mahamat Moussa Bézo, stupéfaction dans l’assistance. Le député Romadoumngar Félix, président de l’Urd quitte le tribune», ajoute-t-il. «Mahamat M. Bézo est enfin installé sultan de Sarh», ajoute Le Progrès qui poursuit que le sultan de la ville de Sarh Mahamat Moussa Bézo, nommé par décret 425 du 16 juin 2016, est finalement installé ce samedi 10 juin 2018 par le secrétaire général du Moyen Chari, Mbaïmyan Dollassem Nanro, sur instruction du ministre de l’administration du territoire, de sécurité et de la gouvernance locale Ahmat Mahamat Bâchir, venu installer le nouveau gouverneur de la région Hassan Térap. «La cérémonie se déroule sous les regards impuissants de ceux qui contestent la nomination Mahamat Moussa Bézo comme sultan de Sarh. Quelques contestateurs présents quittent précipitamment les lieux », note-t-il.

«Bras de fer plateforme/gouvernement : c’est le statu quo», lance L’Observateur qui annonce que lancée depuis plus d’une semaine, la grève sèche et illimitée fait son bonhomme de chemin. «Plusieurs rencontres avec le cabinet civil de la présidence n’ont abouti à aucune résolution satisfaisante. C’est la paralysie dans toute l’administration publique », ajoute-t-il avant de s’interroger : « après quelques jours de débrayage, peut-on espérer un dénouement heureux à cette crise ?  Rien, car chaque partie campe sur sa position », conclut-il. « L’application de nouvelles promesses divise le Synecs : une aile appelle à la reprise mais une autre doute du gouvernement », renchérit Le Progrès qui annonce que c’est un amphithéâtre des facultés d’Ardep-Djoumal débordant qui a accueilli dans la matinée de lundi 11 juin 2018, l’assemblée générale d’information très mouvementée du Synecs.  « Dans un grand désordre, observe-t-on d’un côté, des enseignants taper du point sur la table pour avoir la parole, de l’autre, d’autres vociférer, en vain. Après près de deux heures d’échanges, le bureau et même les militants semblent diviser en deux camps », note-t-il.

Stanyslas Asnan