Un touriste français, Paul Ferreri, âgé de 70 ans, est porté disparu depuis la soirée du mercredi 11 février dans la zone de la Guelta de Bachikélé, une oasis isolée située dans le massif de l’Ennedi, au nord-est du Tchad . L’information a été confirmée à l’Agence France-Presse (AFP) par Mahamat Togou Tchohimi, Inspecteur général du ministère de l’Administration du territoire.
Selon les premiers éléments recueillis, l’homme faisait partie des visiteurs venus assister au Festival international des cultures sahariennes (FICSA), qui a rouvert samedi dernier à Amdjarass après sept années d’interruption.
Accompagné d’un ami, Frochot Pascal, également de nationalité française,Paul Ferreri, serait parti explorer les environs pour découvrir les paysages rupestres emblématiques de la région. Les deux hommes auraient entrepris leur excursion sans guide. Alertées par leur absence prolongée, les autorités ont rapidement dépêché une équipe de secours sur place. Si l’un des deux touristes (Frochot Pascal) a pu être localisé et mis en sécurité, son compagnon (Paul Ferreri) demeure, à ce stade, introuvable.
Face à la situation, les autorités tchadiennes ont mobilisé d’importants moyens. « Des militaires sont engagés dans les opérations de recherche », a indiqué une source au sein de l’armée tchadienne. Bien que Mahamat Togou Tchohimi ait assuré que « la zone est sécurisée », la proximité de la frontière soudanaise, dans un contexte de conflit persistant au Soudan, confère à l’opération une dimension particulièrement sensible.
À Paris, le Quai d’Orsay suit l’affaire de près. Une source diplomatique précise que le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, par l’intermédiaire de son ambassade à N’Djamena et de son Centre de crise et de soutien, « est en contact étroit avec les autorités locales, qui déploient les moyens nécessaires pour retrouver notre compatriote ».
Cet incident vient assombrir la clôture du FICSA, prévue ce vendredi, alors que l’événement visait à promouvoir le patrimoine culturel saharien et le retour du tourisme dans cette région classée en « zone rouge » par les autorités françaises en raison des risques sécuritaires persistants.



