Le ministre de la production et de l’industrialisation agricole, Keda Balla et Représentant de l’Organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao) au Tchad, Aristide Ongone Obame ont signé le vendredi 23 janvier 2026 des accords de financement de trois projets.
Le premier est un projet de Renforcement des capacités d’adaptation des écosystèmes agricoles face au changement climatique dans le bassin du Lac Tchad (Lac, Kanem, Bahr El Ghazal et Hadjer-Lamis) » financé par le Fond environnemental mondial avec un budget de 4 050 913 USD sur 4 ans;
Le second est le Projet de Développement de nouvelles chaînes de valeur alimentaires aquatiques pour une alimentation saine et durable destinée aux populations les plus vulnérables dans des contextes fragiles (Navac) » financé par l’Union Européenne à hauteur de 23 352 000 USD pour 16 pays (Colombie, Équateur, Ghana, Guatemala, Guinée-Bissau, Kenya, Liban, Madagascar, Malawi, Mauritanie, Mozambique, Sénégal, Sierra Leone, Sud-Soudan, Ouganda, Tchad) sur une période de 5 ans.
Et le troisième est le projet de la Coopération Sud-Sud et triangulaire pour améliorer l’irrigation, la gestion de l’eau et des terres en faveur d’une agriculture et d’un système alimentaire durables au Sahel » financé par la Fédération de la Russie d’un coût de 1 500 000 USD sur 2 ans. 5 pays du sahel sont bénéficiaires de ce projet à savoir le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie, le Niger et le Tchad.
« Depuis plusieurs années, la Fao de par son expertise soutient ses pays membres à bénéficier de programmes et projets qui soutiennent des initiatives nationales visant à renforcer les actions d’atténuation et d’adaptation ainsi que la résilience des communautés face au changement climatique. Ces soutiens favorisent l’appropriation des projets par les pays en renforçant leurs capacités institutionnelles, leurs mécanismes de gouvernance et les cadres de planification et de programmation », relève Aristide Ongone Obame.
Le représentant de la Fao réitère la disponibilité de son institution à « accompagner le Gouvernement du Tchad dans ses programmes prioritaires à savoir le Plan national de développement- Tchad connexion 2030 ; le programme du chef de l’état a savoir les 12 Chantiers et 100 actions ; la feuille de route nationale sur les systèmes alimentaires ainsi que toutes les réformes engagées par le Gouvernement pour accompagner l’industrialisation du secteur agricole ».
Selon Aristide Ongone Obame, il s’agit pour ces projets de proposer des réponses adéquates a travers des stratégies d’interventions mettant l’accent sur la promotion de pratiques d’agriculture intelligente face au climat (agroécologie, agroforesterie, conservation des sols et de l’eau) ; la restauration et la gestion durable des terres, des forêts et des parcours pastoraux ; la protection des écosystèmes aquatiques et la promotion de pratiques halieutiques durables ; l’amélioration de la gestion intégrée des ressources naturelles et la prévention des conflits liés à leur accès. « Le renforcement de la disponibilité, l’accessibilité et la stabilité des aliments par la diversification des productions et la promouvoir des chaînes de valeur locales résilientes et inclusives ; l’amélioration de la nutrition à travers des approches sensibles à la nutrition, ciblant les femmes, les enfants et les groupes vulnérables », ajoute-t-il.
Pour le ministre de la production et de l’industrialisation agricole, ces projets répondront à plusieurs défis notamment la fragilité croissante des écosystèmes du bassin du Lac Tchad, la pression démographique, la dégradation des terres ainsi les impacts visibles et persistants du changement climatique. « A travers cette initiative, nous allons renforcer les capacités d’adaptation des communautés locales, restaurer les terres dégradées et assurer la diversification des moyens d’existence », souligne le ministre Keda Balla.


