Le week-end dernier, un village de l’ouest du Niger a été le théâtre d’une tuerie de masse. Des hommes armés ont exécuté au moins 31 villageois lors d’une attaque d’une extrême violence.
Le massacre s’est produit dimanche dans la commune rurale de Gorouol, située dans la région de Tillabéri, selon un communiqué conjoint de l’Union des étudiants originaires de la commune de Gorouol, de l’Union des étudiants nigériens ainsi que d’autres organisations estudiantines.
« Trente et une personnes ont été exécutées par des individus sans foi ni loi, et quatre autres ont été hospitalisées dans un état critique », précise le communiqué. Les auteurs de l’attaque n’ont pas été identifiés et aucun groupe armé n’a, à ce stade, revendiqué la responsabilité de ces violences.
Le Niger est confronté depuis plusieurs années à l’insécurité liée à la présence de groupes djihadistes qui ciblent aussi bien les civils que les forces de défense et de sécurité. Parmi eux figure une branche affiliée à l’organisation État islamique, particulièrement active dans la région de Tillabéri.
Selon un rapport publié en septembre dernier par Human Rights Watch, l’État islamique a intensifié ses attaques contre les populations civiles depuis mars 2025. L’organisation de défense des droits humains recense au moins cinq attaques dans la région de Tillabéri, au cours desquelles le groupe armé aurait tué « plus de 127 villageois et fidèles musulmans », tout en incendiant et pillant des dizaines d’habitations.


