Politique

Assassinat de Yaya Dillo : le PSF dément tout retrait de plainte de la famille

Assassinat de Yaya Dillo : le PSF dément tout retrait de plainte de la famille 1

Dans un communiqué publié le 18 janvier, le Parti socialiste sans frontières (PSF) dénonce ce qu’il qualifie de « manœuvres de diversion » et de « campagnes de désinformation » visant, selon lui, à brouiller les responsabilités dans l’assassinat de son président, Yaya Dillo Djerou Betchi. Le parti rejette catégoriquement les rumeurs faisant état d’un prétendu retrait de plainte de la famille du défunt leader politique.

« Les informations faisant état d’un supposé retrait de la plainte de la famille sont de purs tissus de mensonges », affirme le PSF, qui y voit une stratégie délibérée destinée à « blanchir les auteurs d’un crime d’État ». Selon la formation politique, ces rumeurs seraient « fabriquées dans les officines de la junte » puis diffusées massivement sur les réseaux sociaux dans le but de fragiliser le parti et d’affaiblir sa mobilisation.

Le PSF insiste sur le caractère éminemment politique de l’assassinat de Yaya Dillo, rejetant toute tentative de le réduire à un différend privé. « Un crime d’État n’est pas une affaire de famille », souligne le communiqué, rappelant que « Yaya Dillo Djerou Betchi a été lâchement assassiné pour ses idées et son courage politique ».

Pour le parti, l’exécution de son président engage directement la responsabilité de l’État. « Son exécution par la junte est un crime de sang », affirme le PSF, estimant que parler « d’arrangements familiaux » constitue « une insulte à la mémoire d’un martyr national » et « une preuve d’irresponsabilité notoire ».

Face au silence observé par la famille du défunt, le PSF appelle à ne pas tirer de conclusions hâtives. « Le silence de la famille, sous pression constante, ne doit en aucun cas être interprété comme une capitulation », prévient le parti, assurant que la quête de justice se poursuivra sans compromis.

« Que les commanditaires de ce crime se détrompent : la justice pour Yaya Dillo n’est ni négociable, ni monnayable, ni intimidante », martèle  le PSF, se présentant comme « le rempart » contre toute tentative de trahison de l’héritage politique de son défunt président.

Par ailleurs, le Parti socialiste sans frontières annonce l’organisation prochaine d’une conférence de presse destinée à « briser définitivement la confusion » entretenue, selon lui, par ces rumeurs, et à « désigner les traîtres à la solde du pouvoir ».