Politique

Tchad :  le post-fêtes : le déséquilibre socio-économique des ménages

Tchad :  le post-fêtes : le déséquilibre socio-économique des ménages 1

‘‘Après la fête c’est la galère’’, dit-on. La célébration des festivités de Noël et nouvel an, a laissé plusieurs familles face à une situation économique fragilisée. Avec des dettes où des économies à combler, les dépenses quotidiennes sont réduites. Atteindre la fin du mois devient un long parcours.

Le Noël et le nouvel an sont des occasions de joie, partage, de retrouvailles (famille, collègues, amis…etc.) et c’est aussi le moment où les dépenses (achat de vêtements neuf, nourritures, cadeaux, cérémonie…etc.) ont gonflé le budget. Un moment de bilan financier s’établit dans les ménages qui jonglent entre un budget souvent dépassé et faire des sacrifices important pour leur survie durant ce mois.  Cette situation plonge de nombreuses familles dans une situation socio-économique stressante. « Pour préparer ces fêtes même c’était déjà difficile, et après la situation est encore pire », dit Chancelin.

Pour les uns, les préparations festives se font sans penser au préalable aux conséquences qu’ils pourraient y avoir sur leur économie après les fêtes. Comme pour le cas de Adeline, mère célibataire de 3 enfants. « À force de vouloir mettre mes enfants à l’aise pendant ces fêtes, j’ai dépensé au moins 100.000 de mon économie, et maintenant j’ai du mal à relancer mon commerce », nous confie-t-elle

Pour d’autre, les dépenses sont faites avec prudence pour n’est faire face à ce dilemme. En faisant des achats moins coûteux. « C’est vrai, que tout le monde veut sortir chic et manger de nourriture bien garnie, mais en faisant cela il faut songer à garder une petite part d’économies pour tenir le coup durant tout le mois de janvier » explique Naïssem. « Moi j’ai préféré l’alimentation moins chère et on a bien fêté dans la joie avec ma famille », ajoute-t-il.

Plus loin, malgré que certains pères de famille ont leur gain mensuel, le salaire du mois de décembre ne suffit plus à couvrir les besoins du mois suivant. Dès le début du mois de janvier, les difficultés financières refont surface, entraînant frustrations, regrets et parfois tensions au sein des couples. Ce qui les obligent à contracter de dettes auprès de poches, commerçants ou une avance sur salaire pour leur survie familiale. Ils se retrouvent à rembourser les dû qui leur plongent dans la précarité angoissante. « Tellement que je voulais que la fête soit parfaite j’ai pris une dette auprès d’un commerçant et maintenant je peine à le rembourser et en même temps souvenir aux besoins de ma famille », déplore Djerassem Hamed.

Fébo Pélagie, stagiaire